Le bouddhisme

Publié le 27 Juillet 2014

représentation peu fidèle du Bouddha Sakyamuni (mais l'image me plaît bien...)

représentation peu fidèle du Bouddha Sakyamuni (mais l'image me plaît bien...)

Dans l'article précédent ("thérapies énergétiques et spirituelles"), j'ai décrit les circonstances qui m'ont amené à rencontrer ce psychiatre qui affichait ces nombeuses années d'expérience dans le bouddhisme tibétain et dans le bouddhisme zen, et qui proposait, dans ses séances de thérapie, la méditation sur la pleine conscience.

Après quatre ou cinq séances avec lui, j'étais finalement arrivé à la limite de ce qu'il pouvait m'apporter et j'en ai conclu une fois de plus qu'une thérapie, quelle qu'elle soit, une fois que la problématique qui nous a amené à consulter était intégrée, n'a plus besoin d'être poursuivie. Une thérapie peut ouvrir l'esprit, mais elle ne remplace pas un chemin spirituel. L'Ecole de la Rose Croix d'Or à laquelle j'adhérais encore à cette époque m'avait servi d'infirmerie mais me laissait toujours sur ma faim ("la Rose Croix d'Or"). Elle ne m'avait pas permis de faire le pas que j'imaginais et bien au contraire, m'amenait des problématiques supplémentaires que je n'avais pas l'énergie de résoudre.

J'en étais à un point où je me demandais quoi faire et quelle direction devait prendre mon chemin pour me réaligner sur ma vérité intérieure d'une part, et pour résoudre définitivement ces problèmes de mauvaises énergies d'autre part ("Et un jour, tout bascula"). J'avais toujours des difficultés à me relier profondément à la Lumière divine. Elle ne me quittait pas, je le savais et parfois Elle me permettait des ouvertures, mais je ne me sentais pas suffisamment aligné pour travailler en totale autonomie, mon coeur n'était plus suffisamment à l'avant plan pour poursuivre le chemin sur mes propres forces. Il me fallait évidemment continuer à travailler intérieurement en ce sens, pour creuser davantage de façon à permettre à mon Etre de repasser au premier plan, mais je ressentais encore le besoin d'aller chercher de l'énergie "à l'extérieur". Mon esprit était encore trop pris par les pollutions shivaïtes, ce qui créait cette distance intérieure entre l'esprit et le coeur. Or, sans cet alignement, la Lumière a des difficultés à agir efficacement, Elle ne passe pas ou pas bien. Alors il m'était apparu, mais avec le recul, c'était peut-être une intuition du Ciel, qu'il fallait que je fasse certainement un travail spécifique sur l'esprit, tout en continuant à travailler sur le coeur. Mais comment faire ? J'étais dans l'expectative.

Une fois cette réflexion posée, je n'eus pas à attendre deux semaines quand je reçus un appel téléphonique. Une collègue que je n'avais pas vue depuis presque deux ans m'appela un midi pour m'expliquer qu'elle allait recevoir un baptême bouddhiste. Elle était autorisée à inviter des amis pour la soutenir au besoin et parmi ceux-ci, elle pensa à moi. Ce qui est curieux, c'est que dans le milieu professionnel, je fais bien la part des choses entre la vie sociale et professionnelle d'un côté, et la vie personnelle et intérieure d'un autre côté, que je garde pour moi ou que je ne confie qu'à des personnes triées sur le volet. Même encore maintenant, je me demande ce qui l'a poussée à m'appeler car nous discutions très rarement, et encore moins de spiritualité. Son époux travaille avec moi mais nous avons peu de temps pour discuter, et je ne me souviens pas m'être un jour confié à quiconque de mon véritable moteur intérieur (mais je peux me tromper...). Donc quand elle m'a proposé d'être présent à la cérémonie, et alors que j'étais en pleine réflexion suite à ce que j'ai expliqué au-dessus, j'ai trouvé la "coîncidence" plutôt forte... Si ça ce n'est pas une synchronicité, je ne sais pas ce que c'est... mais la surprise n'allait pas s'arrêter là.

Donc j'accepte évidemment et le jour dit, je me rends au baptême. Je précise un point qui a son importance : cette personne est d'origine vietnamienne mais a toujours été laîque. Sa mère a quant a elle été tournée vers la religion et sa soeur, plutôt vers l'occultisme lié au bouddhisme. Je ne me rappelle plus l'élément déclencheur qui l'a amené à vouloir se faire baptiser. A savoir tout de même que sa mère, vivant au Vietnam et venant en France de temps à autres, avait entendu parler chez elle d'un Vénérable connu dans son pays et vivant dans la banlieue de Lille. Et c'est donc auprès de ce moine que sa fille s'est naturellement rapprochée pour entrer en religion. Ces menus détails trouveront leur pertinence plus tard.

Le jour dit, un dimanche matin, je me rends à l'adresse indiquée. Il s'agit d'une petite maison au fond d'une impasse dans une banlieue réputée "à risques" de la banlieue de Lille. A ma grande surprise, j'arrive dans un quartier très calme. Je sonne, on vient m'ouvrir, du monde est déjà présent à l'intérieur : une petite communauté vietnamienne, le mari et donc collègue, une autre ancienne collègue et l'amie en question. Puis arrivent deux autres de ses amis que je ne connaissais pas. Dès que je suis entré, j'ai parfaitement senti de "bonnes" énergies. Je n'ai jamais été très proches des milieux bouddhistes auparavant. J'avais déjà visité des temples et m'étais renseigné sur certains enseignements mais je n'avais jamais vraiment accroché. Même le bouddhisme zen n'avait pas réussi à m'accrocher alors qu'il semblait répondre à pas mal de mes attentes. J'en ai décrit les raisons précédemment ("Le zen de Bodhidharma"). Je n'étais donc pas familiarisé avec ces énergies et par conséquent, je ne pouvais pas les reconnaître. Je percevais néanmoins qu'elles me mettaient dans un état de bien-être et d'ouverture.

La maison était petite et nous nous sommes vite retrouvés serrés les uns contre les autres. Curieusement, les personnes arrivées en dernier sont reparties quasiment de suite. Je pense que c'est parce que les énergies étaient trop fortes et qu'elles ne les supportaient pas; mais je peux me tromper et la raison peut en être tout autre. Puis arrive le Vénérable : un vieux petit bonhomme, lui aussi d'origine vietnamienne, habillé en orange et ne parlant pas très bien le français. A peine j'avais croisé son regard que je me sentais "accueilli". Curieuse impression, je me sentais ici comme à ma place et en présence de quelqu'un de familier, alors que c'était la première fois que je le voyais. J'ai déjà expliqué avoir reconnu des personnes importantes au cours de mon existence. Ce jour-là, c'était le cas quand je l'ai vu, mais dans une énergie que je ne connaissais pas, il est difficile d'expliquer exactement ce ressenti.

Nous passons un peu de temps à discuter les uns avec les autres quand le moine indique qu'il est l'heure de procéder à la cérémonie. Dans cette maison où il habite, le temple se trouve au deuxième étage, le rez-de-chaussée étant à la fois son bureau et la salle de réception et le premier étage constitue ses appartements. Le second étage est partagé en deux parties séparées par une tenture. La première partie est un temple d'environ 12 à 15 m2 dédié au bouddha Amitabha, la seconde, une surface à peu près identique dédiée au bouddha Sakyamuni. La cérémonie se déroule dans cette seconde partie et tant que l'on n'est pas bouddhiste soi-même, le Vénérable ne veut pas que l'on y assiste. De toute l'assemblée présente ce jour-là, je suis le seul qui soit monté, ce qui m'a permis d'avoir tout le calme voulu pour ressentir les énergies en présence. Pendant la cérémonie les énergies étaient fortes, un espace de paix et de silence était perceptible au-dessus de la tête. Je me souviens m'y être plongé tout le temps que je suis resté à méditer, puis ensuite tout au long de la journée. Le reste de la journée s'est passé à discuter et à écouter certains enseignements du vénérable qui ne parlait cette fois plus qu'en vietnamien, traduit pour les trois français de souche que nous étions par des personnes de l'assemblée. Puis la journée se termine, nous prenons congés les uns des autres et tout en étant baigné dans les puissantes énergies, je remercie le moine et mon amie de cette journée. Avant de m'en aller, il me demande si je peux revenir car il a à me parler. Je trouve cela curieux mais je prends tout de même rendez-vous pour le dimanche suivant, après qu'il m'eut demandé mes nom, prénom et date de naissance.

Bouddha Amitabha (Bouddha de la Terre Pure)

Bouddha Amitabha (Bouddha de la Terre Pure)

Le dimanche suivant, cette fois, je suis seul avec le Vénérable dans sa petite maison. Il m'installe et me demande de l'écouter. En premier lieu, il m'apprend qu'il a un doctorat de troisième cycle en psychologie appliquée qu'il a eu à Paris (j'ai oublié l'année). C'est la seconde partie de la surprise. J'avais cherché un thérapeute avec une expérience dans le bouddhisme, et la Vie me fait rencontrer un moine bouddhiste avec un diplôme de thérapeute ! J'étais pour le moins interpelé. Il continue. Il m'indique avoir perçu nombre de de choses importantes me concernant pendant la journée de cérémonie de la semaine précédente. Ensuite, il me dit qu'il avait été à l'hopital à cause d'une grande fatigue et des problèmes cardiaques et que les médecins lui avaient dit qu'il mourrait à l'hopital. Puis contre toute attente, il s'était levé et était reparti chez lui. C'était quelques semaines avant le baptême, il aurait compris pourquoi cette soudaine rédition lors de cette journée. Enfin, il m'explique qu'avec les éléments que je lui ai donnés la semaine précédente, il a pu faire mon thème astral (chinois) duquel il retire des enseignements intéressants. Au final, j'ai, tout comme lui, l'étoile du dragon dans mon thème qui indique une proprension à la spiritualité et au travail intérieur ! Puis il me dit que je suis celui qu'il recherchait depuis de nombreuses années pour recevoir ses enseignements de façon à continuer moi-même son oeuvre de divulgation de l'enseignement bouddhiste aux occidentaux. Au final, j'aurais été désigné par le Ciel pour lui succéder dans sa démarche d'enseignement et ce, après être devenu moi-même bouddhiste. Mon égo se trouva fort flatté de toutes ces révélations mais comme la Vie m'a rendu méfiant et que je ne prends que très rarement mes décisions à chaud, je lui ai demandé un délai de réflexion avant d'accepter de recevoir le baptême et d'enclencher la démarche.

Les circonstances qui m'ont amené à le rencontrer ont certes été une suite de nombreuses "coïncidences". Comme je l'ai déjà dit, j'ai "frôlé" le bouddhisme à de nombreuses reprises sans m'y être investi plus que cela, peut-être que ceci était finalement voulu pour m'amener à rencontrer ce moine, c'est une spéculation. L'idée de devenir un enseignant du bouddhsime ne m'avait jamais traversé l'esprit, d'ailleurs je trouvais cette proposition déconcertante. Même si son insistance me troublait, plusieurs points me freinaient. Le premier et le plus important est que je suis déjà engagé dans une oeuvre d'évolution en relation avec la Lumière divine, j'y consacre tout mon temps disponible. Il était hors de question que je rompe ce serment, d'ailleurs quotidiennement renouvelé. Ensuite pour éventuellement un jour enseigner, il fallait que je me lance au préalable dans une démarche d'apprentissage. Or je n'avais plus envie d'apprendre quoi que ce soit et de me plonger dans les livres, fussent-ils intéressants, le problème n'étant pas là. Enfin, même si les énergies étaient bonnes et travaillaient sur l'esprit comme je m'y attendais, mon intention initiale était de faire un travail dans l'objectif de me sortir de mes ennuis, et rien de plus. Quoique j'étais très partagé, car cela m'ouvrait par ailleurs des perspectives, ma décision tendait davantage vers le non. Je ne voyais pas comment intégrer ses propositions dans mon agenda déjà bien chargé et tout ceci ne me parlait pas. Je lui fis part de mes arguments lors d'un autre rendez-vous.

Il me regarda avec stupeur. C'était la seule fois qu'il faisait ce genre de proposition,  me dit-il; habituellement on lui demande le baptême et il se donne la possibilité de refuser, et là, que je le lui refuse, il en tombait de sa chaise. Il m'expliqua alors que je ne pouvais pas refuser puis il m'indiqua d'autres éléments troublants qu'il n'avait pas évoqués la fois précédente. Pendant tout ce temps, les énergies perçues lors des rencontres précédentes ne s'étaient pas arrêter de travailler en moi, alors j'ai finalement décidé de recevoir tout de même le baptême, que l'on appelle "les trois refuges", puis de commencer à recevoir l'enseignement. Je me donnais la possibilité d'arrêter en cours de route si vraiment je ne le sentais pas. Un des arguments qui m'a fait changer d'avis est que la lignée dans laquelle il s'inscrit est le Mahayana, ou Grand Véhicule, dont l'objectif est de sauver tous les êtres. Le Petit Véhicule, ou Hinayana (ou encore theravada selon le pays) a pour but uniquement la sauvegarde personnelle. Le Hinayana est le passage obligé avant d'accéder au Mahayana. Donc finalement les enseignements allaient trouver une cohérence dans l'oeuvre dans laquelle je m'étais déjà engagé, puisque celle-ci va dans le même sens. Qui plus est, les énergies du Bouddhisme s'inscrivent à part entière dans l'évolution du monde et vont dans le même sens que la Lumière divine, même si elles travaillent sur d'autres plans. C'est à ce moment-là que j'ai fait le choix de quitter la Rose Croix d'Or pour m'engager dans cette voie. Peut-être que finalement le travail sur l'esprit que je sentais devoir réaliser n'est que la première porte à franchir et que je dois vraiment diffuser les enseignements du Bouddhisme ? Je n'ai pas encore la réponse... Pour l'instant, je suis toujours en apprentissage.

Je vais préciser une chose à propos du baptême, qu'il soit bouddhiste ou autre. Il s'agit de se mettre sous la protection, ici du Bouddha, de l'enseignement (le Dharma) et de la communauté des moines (la Sangha), et de s'engager à respecter les voeux demandés. Il y a deux façons d'aborder cela : la première est de se conformer à ces voeux, du mieux que l'on peut, de suivre les rituels, les cérémonies, de faire des dons etc... et d'une façon générale, de considérer les moines surtout comme des "faiseurs de rituels", et dans ce cas, le bouddhisme est pris alors comme une religion : culte, application du culte et moralité. La seconde manière est de prendre les enseignements de façon gnostique, c'est-à-dire d'en faire un travail de développement intérieur, d'intégration de la personnalité, qui sera d'autant plus profond que l'on se sentira porté par les énergies, et d'autant plus intense que le moine qui nous suit aura atteint un certain degré de "mâturité", pour ne pas dire d'éveil. Auquel cas, le bouddhisme est alors un chemin spirituel d'accomplissement et d'évolution, moral certes parce que l'on démarre par là, mais surtout transcendant. Il y a donc la religion d'un côté (culte, rituels et moralité, en un mot pratiques extérieures) et la spiritualité de l'autre (transcendance, évolution, intégration du soi, pratiques intérieures). Ce que j'exprime là sur le Bouddhisme, il en est de même dans les autres religions. Et dans chaque courant religieux, on retrouve cette distinction, avec un nombre souvent considérable de personnes religieuses, et un nombre très faible de personnes engagées dans un profond travail de transformation intérieure et de transcendance. Ce moine avait plusieurs critères spécifiques pour choisir la bonne personne et celui que je viens d'exposer était le plus important. Durant sa vie, il a donné le baptême à un nombre très important de personnes, qui, tout comme l'amie qui me l'a fait rencontrer, font parties du premier groupe. Elle est un exemple type de quelqu'un de religieux mais pas de spirituel. De par sa culture et son environnement, elle n'a pas compris comment faire pour passer de l'aspect religieux à l'aspect spirituel et au travail intérieur. Nous en avons discuté à plusieurs reprises car elle trouvait certaines prérogatives du Vénérable difficile à comprendre. C'est normal, car lui estimait qu'elle était capable de faire ce travail profond sur elle, alors qu'elle, finalement, ne voyait pas du tout l'intérêt de s'investir dans un travail intérieur. Or, ce moine s'est donné comme axe de travail pour la dernière partie de sa vie de transférer sa connaissance tel une coupe qui remplit une autre coupe, même s'il fait encore quelques cérémonies pour la communauté vietnamienne

Ce qui fait la grosse différence entre le premier et le deuxième groupe tel que je l'ai décrit, selon moi, c'est que le premier prend les enseignements et les cultes comme des moyens de faire valoir ou de consolider leur moi et leur personnalité. Ils ne sont pas dans un travail de dissolution, comme le second groupe qui a compris que le moi n'est qu'une illusion, ils continuent leur construction et durcissement du moi par l'ajout d'un aspect religieux. Ce n'est pas un jugement, car on retrouve ce fonctionnement dans certains courant dits spirituels. Ainsi, on peut tout à fait avoir un esprit religieux et cultuel dans un mouvement spirituel. C'est par exemple le cas pour une partie des sadhaks du Supramental qui veulent en faire une religion et un culte pour Mère et Sri Aurobindo. Et c'est souvent de cette façon que les révélations originelles dégénèrent en religions, avec toutes les conséquences que cela peut avoir : dilution des énergies, renforcement du moi, division des courants de pensée, interprétations différentes, et donc guerres et autres atrocités... Quant à sa soeur, elle recherchait surtout des pouvoirs psychiques. Elle m'a fait une tramsission un jour d'une force que, selon elle, je devais soi-disant recevoir. Le soir même, je dégageais une masse sombre de ma conscience... Juste un mot là-dessus. Travailler dans l'occulte est faire commerce avec des forces dont on ne soupçonne pas les possibilités quand elles vont réclamer leur dû. Si, pour un temps, la personne peut se sentir investie de possibilités "extra naturelles", ceci ne fait que renforcer le moi d'une manière très subtile mais dont il est très difficile de se dégager. L'envers du décor est que les enités avec lesquelles on aura fait commerce créent une dépendance telle que si l'on ne s'en est pas sorti avant, on en devient esclave, avant et après la mort. A la fois ça n'apporte rien d'autre que de l'orgueil, mais ce n'est certes pas un travail spirituel. On se fait carrément dévorer. Très peu pour moi !

J'ai donc pris refuge auprès du Bouddha, du Dharma et de la Sangha en mai 2012. Les énergies ont été particulièrement intenses et ont persisté pendant facilement trois semaines. Pendant le baptême, j'ai eu la vision du monde des bouddhas, mais surtout de la demi jambe gauche du Bouddha Sakyamuni. C'est une rare possibilité offerte. Mais cela reste un travail difficile car je ne suis pas naturellement orienté vers ces énergies et le travail de libération de l'esprit ne fait que commencer.

Comme je m'y attendais, recevoir les enseignements est également difficile. J'y consacre tous mes dimanches matins. Il me faut faire un effort de mémorisation, de recopies de textes, de recherche dans des livres,... je n'ai pas toujours envie car ça travaille aussi le mental, et avec parfois des incompréhensions car le Vénérable ne parlant pas bien français, certaines notions complexes sont difficiles à appréhender. Mais jusqu'à présent, je me suis aperçu que les énergies m'aidaient à comprendre et à intégrer les notions subtiles. Il y a donc un soutien à l'arrière plan, que je perçois de temps à autres. Une autre difficulté est qu'il me laisse découvrir les pratiques par moi-même, les différentes étapes de méditations, les exercices intérieurs,... en cela, il ne joue pas son rôle de "maître" comme je m'y attendais. Mais c'est surtout que je dois intégrer ces pratiques dans un temps que je ne dédie du coup plus complètement à la Lumière divine. Travailler plusieurs énergies de la sorte crée une difficulté certaine, car je ne peux qu'y consacrer qu'une partie de mon temps libre. Du coup, je n'ai pas l'impression d'avancer très vite. Mais je me dis que si cette situation se présente de cette façon, c'est qu'il doit y avoir une raison. Pour le moment, je ne l'ai pas encore découverte...

Les enseignements bouddhiques ne se concentrent que sur la personne elle-même : la personnalité et le corps. Le Bouddhisme ne se penche pas sur la création de l'Univers ou sur Dieu ou tout autre aspect en dehors de la composition de l'individu. En cela, c'est un enseignement purement pratique et rationnel sur la "configuration" de l'être humain. C'est donc un complément très intéressant à la Lumière divine et au Supramental, aussi bien en tant qu'enseignements qu'au niveau énergétique.

Quelques éléments sur l'enseignement du Bouddhisme, avant d'y revenir peut-être plus complètement plus tard. Pour le Bouddhisme, s'incarner, c'est entrer dans la roue du Samsara (les renaissances successives) et par là, c'est entrer dans la Souffrance. Les enseignements amènent donc à reconnaître l'existence de la Souffrance, l'Origine de la Souffrance, la Cessation de la Souffrance et la Voie qui mène à la cessation de la Souffrance. Ces quatre points sont ce que l'on appelle "Les Quatre Nobles Vérités". Pour entrer dans la voie qui mène à la cessation de la Souffrance, on applique le chemin à 8 voies qui sont :

  • la compréhension juste
  • la pensée juste
  • la parole juste
  • l'action juste
  • les moyens d'existence juste
  • l'effort juste
  • l'attention juste
  • la concentration juste

Le Bouddhisme reconnaît 3 causes majeures à l'origine de la Souffrance : la convoitise, la colère et l'ignorance et 4 degrés définis comme étant relatifs à notre avancement sur le chemin de la cessation de la Souffrance. Le 4ème degré est, dans le Hinayana, un Arhat, c'est-à-dire un "saint" qui a atteint le Nirvana pour lui-même, le Nirvana étant défini comme étant la reconnaissance du Vide en soi (le Vide n'est pas le Néant), c'est-à-dire la reconnaissance que la personnalité est illusoire et qu'il reste l'esprit qui est un espace vide où tout est perçu. Dans le Mahayana, le 4eme degré est l'état de Bodhisattva qui est l'état avant celui de Bouddha. Le Bodhisattva se tient à la limite du Nirvana et reste dans le monde des hommes pour les aider.

Le Bouddhisme est très numéraire et comptable. C'est un moyen intéressant pour retenir les différentes notions qui sont particulièrement nombreuses. Car plus on plonge dans les détails, plus la personnalité est finement analysée et décomposée. Ceci permet de reconnaître chaque élément dans la vie quotidienne que les pratiques permettent de "traiter". Or, les pratiques sont elles aussi nombreuses. Car derrière la méditation (rendue célèbre en Occident grâce au Bouddhisme) se cachent de multiples spécificités et particularités qui rendent cette pratique peu évidente à pratiquer seul, sans l'accompagnement d'un maître. C'est tout un art qu'il s'agit de maîtriser et je comprends mieux aujourd'hui pourquoi le Zen n'en a retenu qu'une forme, pourquoi d'autres enseignements en ont retenu une autre forme, etc... et pourquoi de nombreux moines pratiquent une vie entière... C'est tout un art difficile à maîtriser.

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