Les piliers d'une démarche spirituelle intégrale

Publié le 25 Janvier 2025

Les piliers de la création

Les piliers de la création

Dans une démarche spirituelle intégrale, les 3 foyers sont impliqués : foyer de l'esprit, au centre de la tête, foyer du coeur, derrière le plexus solaire et le foyer du corps, dans le bassin. Ces foyers constituent la structure fondamentale de chaque être humain. Dans le monde d'aujourd'hui, les foyers de l'esprit et du corps fonctionnent sur les forces astrales et vitales chaotiques du monde, et le foyer du coeur est fermé ou inactif, pour la plupart des gens. Or, si ce monde va mal, si l'humain est si malmené, c'est parce l'humain vit sur des forces qui finissent par le conditionner sur de fausses valeurs, entraînant souffrances, guerres, maladies, vieillesse et au final la mort. L'être humain a perdu la notion d'Amour, qui a été dévoyée et remplacée par d'autres aspects plus limités et égoïstes, créant de la séparation entre les êtres et son lot de souffrances. Alors une démarche intégrale vise à inverser cette tendance et pour cela, certains fondamentaux sont nécessaires. Pour expliquer cela, je vais partir du chemin qui est le mien (Index des articles).

Tout d'abord vers 3 ans il y a eu cet éveil de l'esprit, au centre de la tête, qui a contribué à ouvrir la sensibilité aux mondes subtils, au moins dans une certaine mesure (Quand tout a commencé). Cette ouverture a amené l'enfant que j'étais non pas à vivre dans deux mondes à la fois, même si parfois j'avais cette impression, mais plutôt à considérer le monde avec une grande incompréhension du fonctionnement des hommes. L'ouverture de l'esprit avait également ouvert un espace dans le coeur, qui était autant un espace de liberté intérieure, mais aussi un espace de relation très profonde et intense avec "quelque chose" que je savais plus grand que moi, qui guidait mes pas et répondait à toutes les questions qui pouvaient émerger pour essayer de comprendre ma place dans ce monde et ma relation aux autres, et toutes sortes de questions existentielles qu'un petit garçon peut se poser, notamment pour essayer de comprendre les mouvements de "choses" que le reste du monde semblait ne pas voir.

Vers 15 ans environ, une prise de conscience particulière s'est fait jour : je prenais conscience que ma personnalité se construisait sur la base de comportements que je voyais chez les autres et qui s'aggloméraient à l'intérieur (des fois consciemment, des fois inconsciemment, par un mécanisme automatique). Alors un ensemble de questions a émergé : si la personnalité se construit de cette façon, que se passe-t-il si on arrête voire inverse le processus, est-il possible de ne plus avoir de personnalité et que reste-t-il si c'est le cas ? A partir de là, les bases d'un travail de connaissance de soi conscient étaient posées, aidées en cela par l'espace du coeur duquel émergeaient certaines réponses en rapport.

Vers 30 ans, et par les circonstances de la vie, j'expérimentais un premier travail de groupe. Mon chemin a été chaotique au possible, et j'ai commencé à avancer de façon un peu plus consciente lorsque je me suis fait initier au Reiki et que j'ai rencontré un premier groupe de travail. D'une vision d'un travail intérieur personnel, j'allais assez rapidement prendre conscience que d'autres humains avaient aussi une recherche, une démarche, des questionnements, des ouvertures, et qu'il était possible de travailler en groupe sur des problématiques communes. C'était une vraie découverte, car à la fois ça étendait ma conscience à d'autres perspectives, et ça laissait entrevoir des possibilités de travail de groupe enrichissantes et nourrissantes qui ne m'avaient pas effleurer l'esprit jusqu'alors. 

Lors de cette période, d'autres ouvertures ont eu lieu : l'éveil (incomplet) de la kundalini (La kundalini (1)), mais surtout, l'éveil de la particule divine dans le coeur (L'expansion de l'âme (1)). Sur les bases déjà en place s'ajoutait une dimension à la fois personnelle, ou plutôt individuelle devrais-je dire (car elle est certes individuelle, mais de moins en moins personnelle), mais aussi une dimension universelle. Car l'éveil de la particule divine nous inscrit dans une démarche qui transcende l'individu. A la fois elle révèle notre individualité d'âme, mais en plus, elle l'inscrit de fait dans l'universalité des âmes. C'est une ouverture en plus pour la conscience individuelle qui, tout en restant individuelle, devient universelle de fait. Car à partir de cet instant, on prend conscience que chaque acte posé, chaque force acquise, chaque espace conquis ne l'est pas seulement pour soi, mais cela touche aussi l'universel et en particulier la conscience collective. Une force acquise ne l'est pas seulement pour soi, elle devient disponible pour l'ensemble de l'humanité. Par extension, l'on devient plus sensible à ce qui anime cette (in)conscience collective, ainsi qu'à toutes ces forces contraires qui voient d'un très mauvais oeil l'éveil possible des humains. C'est à partir de ce moment-là que j'ai compris que mon chemin était celui d'une spiritualité intégrale qui peut se résumer par 2 triangles imbriqués : corps - âme - esprit, et personnel - collectif - universel.

La rencontre avec d'autres chercheurs qui se situaient sur le même chemin a scellé la démarche et m'a bien confirmé que les piliers de ce chemin sont :

  • l'éveil de la particule divine
  • la sensibilité de l'esprit
  • une démarche de connaissance de soi
  • une approche et une conscience à la fois personnelle, collective et universelle 
  • un travail sur le corps

 

Cela s'est fait dans cet ordre en ce qui me concerne, et avec le recul cette approche me paraît logique, mais cela pourrait se faire dans un ordre différent pour quelqu'un d'autre et être tout aussi logique. Et il faut bien comprendre qu'un aspect alimente les autres. Si une démarche individuelle nous nourrit en propre, elle nourrit un groupe qui oeuvre dans la même direction. A l'inverse, le groupe alimente la démarche individuelle pour nous permettre de mieux nous voir nous-même, mais aussi pour créer une unité de groupe sur la base d'autres fonctionnements que celui de l'ego et d'une conscience fermée. D'où la notion de communauté que l'on retrouve dans beaucoup de champs de travail. Et l'on peut extrapoler avec les autres piliers les uns vis-à-vis des autres. 

Certains aspects dépendent de nos choix pour être mis en place, par exemple la connaissance de soi et l'intégration du moi, des comportements vertueux, un espace de paix et de prière à installer en soi, de l'authenticité, de l'humilité, etc. D'autres aspects ne nous appartiennent pas, ils demandent à s'abandonner au Divin de façon totalement désintéressée. Tous les aspects peuvent être approfondis à l'infini une fois que l'on en a conscience. La personnalité est ce qui prend toute la place aujourd'hui, mais avec le travail elle peut être intégrée et laisser la place à une particule divine qui entre en expansion et autour de laquelle se construit notre Être véritable, notre individualité divine qui est notre véritable soi, mais qui n'est pas "moi" et qui vient éclairer chaque partie sombre ou cristallisée de notre conscience, donnant à notre démarche de connaissance de soi un éclairage nécessaire, notamment pour plonger au fond de notre obscurité.

Alors bien sûr rien n'est facile. La Grâce agit comme Elle veut sur qui Elle estime devoir agir, au bon moment. On ne peut pas l'appeler mais on peut se rendre disponible. La personnalité et ses structures psycho-énergétiques cristallisent nos énergies dans le corps physique, et conditionnent nos comportements. Son intégration demande humilité, discernement, authenticité et parfois lâcher prise. Se mettre sous la Lumière divine peut nous permettre d'éclairer nos structures, mais encore faut-il y être sensible et avoir posé l'acte de changer, donc de ne pas s'accrocher à qui l'on est aujourd'hui. C'est une mort intérieure qui se fait plus ou moins graduellement. L'attachement aux sens, aux émotions ou au mental occupe l'esprit de façon considérable, surtout si l'ego s'y accroche, au risque parfois de mettre un temps particulièrement long avant d'en prendre conscience et de fonctionner différemment, une fois les liens dissous. Et je ne parle pas des forces contraires qui peuplent ce monde et une partie de l'univers et qui nous mettent des bâtons dans les roues à chaque fois qu'elle le peuvent. Etc,...

Cette démarche n'est pas pour tout le monde, car nous ne sommes pas tous armés pour répondre aux exigences de ce travail et je souhaiterais insister là-dessus : il n'y a pas de hiérarchie dans les approches spirituelles. L'important est que chacun fasse ce qui est à sa mesure, car entamer un travail sur soi est nécessaire me semble-t-il, au moins un travail de guérison, pour éviter que la souffrance ne génère plus de souffrances, que le chaos ne génère plus de chaos. Car peut-être que le pas évolutif suivant pour l'humanité est d'amener une qualité d'Amour qui n'existe pas encore en ce monde et une sagesse dont il a cruellement besoin. 

Rédigé par Serge Z.

Publié dans #Inclassable

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