Les thérapies énergétiques et spirituelles

Publié le 4 Juillet 2014

Pendant longtemps, et depuis un âge précoce, je me suis intéressé à la question des thérapies. La seule thérapie (psychique et psychologique j'entends) que j'ai essayé d'aborder était la psychanalyse mais l'approche purement mentale ne m'attirait pas. J'ai découvert d'autres possibilités à partir du moment où j'ai rencontré le Reiki et différentes personnes, avec chacune une expérience prononcée de ce domaine et qui avaient expérimenté de multiples approches.

Pendant de nombreuses années je me suis débrouillé seul pour gérer mes propres problèmes. Comme je l'ai décrit plus avant dans ce blog, les difficultés liées à l'enfance et à l'adolescence ont été gérées avec les moyens de l'époque, dans une relative lucidité, et avec le niveau de conscience du moment. Avant ma rencontre avec le Reiki, franchir la porte d'un thérapeute pour faire sortir "des choses" ne m'était jamais venu à l'esprit. Je trouvais que je ne m'en étais pas encore trop mal sorti et ce que je connaissais de mes profondeurs et des causes de mon comportement me semblait suffisant.

Avec l'activation de la kundalini, de multiples structures de conscience se sont révélées qu'il fallait intégrer pour permettre le passage de l'énergie. A cette époque là, je comptais aussi beaucoup sur Paul pour m'aider à faire ce travail de connaissance de soi et d'intégration du moi, mais aussi sur ce que la kundalini me révélait de mes profondeurs. La découverte d'autres processus énergétiques (relaté dans les articles précédents) faisait passer l'aspect thérapeutique de l'intégration de ma personnalité au second plan. D'abord parce que je pensais ne pas en avoir besoin et ensuite parce que, dans ma conception, l'intégration du moi ne devait avoir qu'une composante purement "spirituelle", c'est-à-dire que ça n'avait de sens que dans un but d'évolution. C'est d'ailleurs dans cette optique que j'ai envisagé l'approche de ma démarche de thérapeute. En fait, pour moi, à l'époque, l'aspect thérapeutique n'était qu'une composante d'une démarche plus globale d'évolution intérieure, ce que j'ai relativisé par la suite.

De par mon passé de sportif, j'avais admis plus facilement les méthodes de soulagement du corps, comme le massage et l'ostéopathie, bien que la seule séance d'ostéo que j'avais faite m'a semblé plutôt spéciale (remise d'un torticolis), tout simplement parce que c'était la première fois que j'abordais un thérapeute non conventionnel, j'avais 12 ans. Bien plus tard, on me fit connaître la somatothérapie, qui est une forme de massage plutôt appuyé sur les zones du corps qui bloquent les émotions. La somatothérapie est donc en rapport avec l'émotionnel non intégré emmagasiné et bloquant certaines parties du corps. Le premier thérapeute que j'ai connu faisait également du chamanisme, donc de la guérison dite spirituelle. A savoir que cette personne avait été pendant plus de trente ans agent de maîtrise dans l'industrie, reconverti quelques années avant sa retraite suite à une révélation sur ses capacités à soigner par le toucher. Il a donc suivi une première formation en somatothérapie puis a continué à se perfectionner tout au long de sa pratique. Ensuite dans son parcours et par une naturelle aspiration, il s'est formé au chamanisme amérindien auprès d'un célèbre occidental pratiquant ces techniques. J'indique cette information car cela a une importance que je soulignerai plus bas.

Je dois dire que les séances étaient plutôt musclées. Je connaissais le massage tantrique par ailleurs avec ma compagne tantrique, cela n'avait strictement rien à voir ! Massage avec les poings, les avant-bras, les coudes et des objets tout aussi contendants qu'un rouleau en métal avec des pointes ou une "baguette" en bois très dur utilisée là où le reste ne faisait pas effet; entre le massage et la torture ! mais cette approche me convenait. J'avais pour habitude à l'époque de m'aborder avec dureté et presque violence, cette thérapie répondait à mes attentes. D'autant que j'ai pris conscience grâce à lui à quel point j'étais coupé en deux. Mes jambes étaient très dures, mes muscles souvent contractés et ce de façon inconsciente. Il m'a donc fortement aidé à relâcher les muscles des jambes et à prendre conscience à quel point je pouvais me sentir "loin" d'une partie de moi. Il fallait plusieurs jours pour récupérer d'une séance.

Lors de l'une d'entre elles, il m'a fait pratiquer un exercice de rebirth. Avec une respiration de plus plus ample et rapide, et grâce à une technique de toucher et de massage, un blocage a sauté et une porte s'est ouverte dans ma conscience et dans mon corps, en relation au plexus solaire, laissant pénétrer la conscience (et donc l'énergie et la lumière) jusque dans les pieds. C'était la première fois que j'ai ressenti que je commençais véritablement à m'incarner et que je pouvais commencer à prendre "possession" du corps. Lors de séances de chamanisme, j'étais amené à voir de grands oiseaux, toutes sortes de symboles et même des esprits de chamans désincarnés. J'ai donc pu constater qu'il était complètement en phase avec sa pratique. Des années plus tard j'ai pris contact avec un autre somatothérapeute dont les techniques étaient plus douces, donc plus harmonisantes. Quand j'ai senti ne plus avoir besoin de ces séances "de torture thérapeutique", et quelques temps plus tard, on me proposa d'essayer une technique qu'une connaissance du formateur de Reiki avait apprise : la Guérison des Blessures Intérieures (GBI).

Je n'étais pas demandeur mais j'acceptais cette expérience, surtout par curiosité, cette connaissance m'ayant de plus demandé de lui faire part de tous mes ressentis. Je me rendis donc chez elle, en Belgique. Cette personne était auparavant militaire professionnel et il s'était aperçu qu'il avait des capacités de médium. Au bout de sa période d'engagement, il s'est donc installé comme médium voyant puis s'est formé au Reiki et à la GBI pour étendre sa palette d'interventions. Dès que je suis entré dans son cabinet, j'ai ressenti l'ambiance "ésotérique" du lieu. Toutes sortes d'énergies étaient présentes, un peu de Reiki en "suspension" mais aussi de l'astral et d'autres choses, bref, un peu de tout. Une séance de GBI est en fait une relaxation guidée en mode alpha, donc le contrôle du patient est partiellement occulté. C'est un peu comme une séance de sophrologie mais qui tend à entrer plus profondément en soi. Cette technique met l'accent sur les images mentales qui ressortent de cette exploration, que le thérapeute aide à interpréter et à transformer selon sa sensibilité, à partir du moment où il repère que c'est un blocage. Je me suis donc allongé et ai écouté les instructions pour me détendre et commencer l'exploration. Comme je m'étais engagé à faire une séance comme un "patient ordinaire" (je dis cela car je ne venais pas pour un problème spécifique), je lui ai dit que je ne lui signalerai qu'à la fin mes perceptions et impressions. Je connaissais les techniques de sophrologie car, plus jeune, je m'étais beaucoup renseigné sur le dynamique mentale et la sophro. Le démarrage de la séance de GBI est identique à une séance de sophro. Le ton du thérapeute est doux et lent, monocorde et propice à la relaxation. Les premières images n'ont pas tardé à arriver, puis elles se sont enchaînées et plus je traversais les scènes qui se présentaient, plus je me ressentais plonger en moi et descendre de plus en plus profondément dans la conscience. Je me sentais en sécurité par sa voix qui m'indiquait de plus, que plus je plongeais, plus des présences bienveillantes se manifestaient pour m'aider dans le travail. Je ne les ressentais pas sur le moment car j'étais centré sur l'exploration. Je décrivais les images et il m'indiquait sa façon de les appréhender, qui ne correspondait pas forcément à ce que me dictait mon coeur... La séance a duré environ 40 minutes et puis je suis sorti de cet état pour reprendre tous mes esprits. Et nous avons débrieffé.

Cette expérience m'avait mis dans un état de sensibilité assez intéressant qui me permettait de percevoir qu'effectivement, il y avait beaucoup d'entités qui s'étaient manifestées et étaient encore présentes dans la pièce. Certaines me traversaient littéralement le corps. Je pouvais les sentir mais pas forcément les voir, je me sentais très éthéré, la pièce était saturée d'énergies, c'était assez curieux comme sensation. La séance avait été intéressante par le voyage intérieur qu'elle a provoqué. Ca me faisait penser à ces manèges de foire qui nous font passer de scène en scène, d'ambiance en ambiance, porté sur un chariot. En terme de connaissance de soi, ça ne m'a pas apporté grand-chose mais là où ça a coincé, c'est dans l'interprétation que le thérapeute faisait des scènes que je lui relatais. Il y avait trop de projections d'émotions et d'intentions venant de sa part, pas suffisamment de transparence, trop de volonté de contrôle, beaucoup d'erreurs d'interprétations qui ne correspondaient pas à mon ressenti. Du coup, en sortant de la séance, je me sentais lourd d'éléments de conscience ne m'appartenant pas, comme une violation de domicile que j'aurais subie. Je lui indiquais donc ces éléments quand il changea d'attitude, puis il me montra des courriers d'insultes de personnes qui avaient fait une séance de GBI et qui, depuis, se sentaient terriblement mal pour les mêmes raisons que j'avais évoquées. Je lui ai conseillé de faire un profond travail sur lui et je ne l'ai plus revu.

Plus tard, on me demanda si je voulais bien tester une technique de guérison des yeux par les chakras. Mais cette fois, j'ai directement refusé. Pourquoi ? D'abord parce que je sais par expérience que seul quelqu'un qui a activé sa kundalini peut avoir une action sur ses propres chakras, et donc avoir une certaine influence sur les chakras d'autres personnes. Ensuite parce que la personne qui m'a demandé cela n'est pas celle qui a "inventé" la "technique". A la limite, si c'était l'initiateur de cette technique qui me l'avait demandé, j'aurais peut-être accepté mais à moins que la personne qui m'a appelé ait éveillé sa kundalini (par téléphone je n'ai rien perçu en ce sens), je ne vois pas comment cette technique peut fonctionner (surtout que l'appellation est fallacieuse quand on comprend ce qu'elle est véritablement). Toutes les personnes plus ou moins sensibles que j'ai connues et qui, selon leurs dires, étaient sensées pouvoir travailler sur les chakras n'avaient, en réalité, pas cette possibilité. Un chakra prend racine dans le canal central, et si l'on veut agir sur un fonctionnement anormal d'un chakra, il faut agir par un envoi d'énergie ciblé sur la bonne fréquence dans le canal central (et encore faut-il que la personne soit prête à se désidentifier du problème en rapport), ou alors être soi-même canal d'une énergie qui harmonise tout le système de la conscience (comme la Lumière divine par exemple), mais dans ce cas, la volonté individuelle n'intervient pas. Il y a d'autres moyens pour agir sur un chakra, c'est un travail de connaissance de soi sur soi-même, qui va débloquer des canaux d'énergie par l'intégration des blocages, généralement des croyances, des expériences non terminées ou des émotions. Par conséquent, je ne vois pas (mais je peux me tromper) comment l'intervention sur un chakra par un tiers externe peut amener la guérison directe d'un problème physique. Donc comme je ne le sentais pas, je n'y suis pas allé. Cette technique, comme d'ailleurs tant d'autres, me faisait penser à un apprenti sorcier jouant avec le feu. J'ai mis le lien vers le site dans le bas de cet article pour que le lecteur se fasse son propre avis.

J'ai évoqué le cas de ces personnes qui se sont plaintes de séances de GBI. Mais on a porté à ma connaissance le cas de personnes qui, après des séances de magnétisme, se sont retrouvées dans des états bien pires, obombrées par des entités qui avaient pris possession du corps physique et qu'il était difficile de déloger. Ainsi un jour une personne m'a appelé pour me demander si je pouvais agir sur son frère (qui était déjà psychologiquement fragile) car, après deux séances de magnétisme, il s'était retrouvé dans une forme de démence que sa famille ne comprenait pas. Cet homme culpabilisait car c'est en suivant ses conseils que cette personne était allée voir le magnétiseur. Maintenant je ne dis pas que toutes les personnes qui se font magnétiser se retrouvent dans ce cas, mais il faut bien avoir à l'esprit qu'aucune technique n'est innocente, qu'on le perçoive ou non. Pour la petite histoire, je ne suis pas intervenu puisque c'était au moment où j'arrêtais mon activité, je ne sais donc pas ce qu'elle est devenue.

Mises à part les techniques purement corporelles, ou psycho corporelles, je ne voyais pas l'intérêt de thérapies psychologiques pures, jusqu'au moment où, dans la période post-thérapeute et post-séparation, j'étais tellement à raz-de-terre que, ne pouvant plus garder en moi de multiples choses, je me suis décidé à aller parler à quelqu'un. Et c'est à partir de ce moment que j'ai compris la nécessité d'une approche purement thérapeutique et psychologique, donc dans une orientation de guérison. Car même lorsque l'on s'inscrit dans une démarche d'évolution, il y a des moments où l'aide d'un accompagnant est précieuse, pour mettre au jour des plaies qui, seul, auraient pris certainement davantage de temps à être pansées et intégrées. J'ai alors mis mon orgueil de côté pour m'engager moi-même dans une démarche de thérapie brève, basée principalement sur la parole et l'écoute active. J'ai fait différentes rencontres de thérapeutes avec une qualité d'écoute et d'échange suffisamment intéressante pour me sentir à l'aise et exprimer des traumatismes dont je n'avais jamais parlés auparavant. Et si je peux donner un premier conseil, je dirais qu'il faut d'abord choisir le thérapeute avant de choisir la thérapie ou le type de thérapie dans laquelle on veut s'engager. Car la relation thérapeute/patient est plus importante que la thérapie elle-même, du moins, jusqu'à un certain point.

Les multiples approches psychothérapeutiques actuelles, contrairement à la psychanalyse d'autrefois, offrent la possibilité d'un échange avec le thérapeute, ce que ne permet pas vraiment la psychanalyse (bien que certaines approches psychanalytiques soient moins rigides en ce sens). Mais il faut tout de même faire attention à ne pas créer de dépendances. L'objectif de toute thérapie est de finir par ne plus en avoir besoin, pour savoir se prendre en charge par soi-même à terme. Il faut donc aborder les thérapies dans cette optique, ce qui nous permettra d'être plus efficace dans le travail que nous réalisons sur nous. J'ai connu des personnes qui souhaitaient uniquement être prises en charge, sans vouloir prendre véritablement les rênes de leur vie, et d'autres, trop nombreuses, voulant une recette toute faite et très rapide pour les "remettre sur pied". C'est ce genre d'attitude qui amène à voir émerger des techniques d'apprentis sorciers promettant une guérison quasi immédiate de tous nos maux, profitant ainsi de notre état de faiblesse et de notre désir le plus profond que de (re) trouver un état de bien-être, légitime certes mais peut-être tout relatif et ce dans un délai "défiant toute concurrence"...

Il n'y a personne mieux que soi-même qui puisse nous aborder dans notre réalité. Le thérapeute ne doit servir que de miroir, qui permet de nous regarder sous un angle que nous n'avions pas trouvé jusqu'alors et qui sache apporter l'aide adéquate. Mais pour ce faire, il doit avoir lui-même poli cet aspect-là de sa conscience. Sinon, que se passe-t-il ? Eh bien il renvoie ses propres projections, au point parfois de ne plus savoir ce qui lui/nous appartient ! Le somato-chaman était très bon pour traiter les problèmes des hommes, mais il avait quelques difficultés avec les femmes qui, en tous cas celles que je lui avais envoyées, me disaient qu'elles ne savaient pas si certains actes étaient thérapeutiques ou non (je ne lui ai plus envoyer personne dès que je l'ai su)... aucun  autre commentaire.

Pour ma part, une fois intégrée la problématique pour laquelle je demandais de l'aide, quand je prenais conscience de recevoir les projections du thérapeute, je me suis retrouvé, pour ainsi dire, "à sa llimite". Et même si j'ai beaucoup de sympathie et de gratitude pour la plupart, ils ne pouvaient donc plus rien m'apporter. Ainsi, certains me disaient qu'il était intéressant de travailler avec moi car ça leur permettait aussi de travailler sur eux ! Certes, mais ce n'était pas mon objectif.

L'émergence de toutes ces soi-disant nouvelles approches vient du fait que les énergies en oeuvre actuellement sur la Terre sont favorables à la mise en place d'une nouvelle conscience. Il est donc normal que certaines personnes sentent le besoin d'aider son prochain par des méthodes on va dire, non conventionnelles, qu'elles "trouvent" par elles-mêmes ou qu'elles apprennent. La plupart de ces techniques n'ont pas grand-chose de nouveau car elles sont une réactualisation de méthodes que l'on rencontre dans différentes spiritualités très anciennes. Ce qui peut être nouveau, c'est l'énergie, quand il y en a, qui sous-tend une technique; par exemple la Lumière divine qui générait des aides spécifiques pendant les séances. La sophrologie, ainsi que tous ses dérivés, sont une forme de yoga nidra (yoga dit du sommeil). Plusieurs types de méditations soi-disant nouvelles et parfois brevetées (!!!) se retrouvent dans des traditions très anciennes telles le bouddhisme ou le vedanta, parfois arrangées à une sauce occidentale. Les psychothérapies sont un dérivé de ce que les anciens maîtres étaient pour leurs disciples : d'abord des guérisseurs, ensuite des guides spirituels. La plupart des psychothérapeutes sont avant tout des "guérisseurs" et s'arrêtent là. Et ce n'est pas parce qu'ils montrent une certaine spiritualité que l'on doit les considérer, ou qu'ils doivent eux-mêmes se considérer comme "guides spirituels". Je dois dire tout de même que la plupart de ceux que j'ai rencontrés sont conscients d'une spiritualité de plus en plus émergente en l'homme et je me suis plusieurs fois moi-même laissé aller à raconter quelques expériences sans jugement de leur part, ce qui m'a agréablement surpris et, d'une certaine façon, réconcilier avec certains côtés de ma personnalité.

Selon moi, que des "nouvelles" techniques émergent ou des anciennes soient réactualisées pour un public large me semble normal compte tenu de l'époque dans laquelle nous évoluons. Que l'on se sente mal dans ce monde superficiel et consumériste est plutôt bon signe. Ca veut dire que l'on perçoit que quelque chose ne répond pas à l'ordre naturel de l'évolution, que l'on n'est pas aligné à notre réalité ou que le système dans lequel on se sent pris ne répond pas à notre vérité intérieure. Alors une maladie ou un accident survient, ou un profond malaise qui nous oblige à nous arrêter et à revenir à soi, et donc, une fois les prises de conscience faites, à aller éventuellement consulter. Le besoin de retrouver nos racines divines ressort d'autant plus que l'on s'en trouve éloigné(e). On a l'impression qu'il manque quelque chose d'essentiel dans notre vie que rien dans ce monde ne peut combler. Le thérapeute peut alors nous réconcilier avec cette part de nous-même par le biais de la thérapie.

Cette dernière remarque me permet d'aborder un point que j'ai souvent observé chez les personnes qui venaient consulter, point que je trouve particulièrement important. Beaucoup de personnes cherchait à travers la spiritualité un moyen d'échapper à leurs souffrances ou à leur morne quotidien, plutôt que de regarder en face leurs problématiques personnelles. En se rencentrant sur le coeur du problème, et à partir du moment où une solution commençait à émerger, les pratiques spirituelles étaient souvent abandonnées. Je l'ai vu un grand nombre de fois. Il faut donc bien remettre les choses à leur place et faire la distinction entre une démarche thérapeutique visant à (re)trouver un certain bien-être et un équilibre dans notre existence, tout à fait légitimes s'il en est, et une démarche spirituelle dont le grand principe est la transcendance. Si le second peut être une suite logique à la première démarche, ou si la démarche thérapeutique peut être une étape nécessaire à la démarche spirituelle, il faut bien savoir dans laquelle on se situe et bien faire la part des choses. Sinon on sera dans une confusion bien pire et on se soumet alors par fragilité et/ou empressement, à un certain nombre de dangers.

L'un de ceux-ci, je le répète, si l'on n'est pas vigilant et que l'on se trouve dans une situation difficile, donc que l'on éprouve une certaine fragilité, est que l'on peut se laisser berner par des discours et des méthodes promettant monts et merveilles dans un délai très court. La vigilance et la discrimination doivent toujours être de mise.

Ainsi on trouve souvent "sur le marché" des thérapeutes au CV long comme le bras, qui ont appris parfois de nombreuses techniques et qui en ont fait un système syncrétique. Le nombre de techniques apprises n'est pas significatif de la qualité du thérapeute. Si celui-ci n'a pas ou peu le goût de l'autre et qu'il ne fait pas preuve d'un minimum de compassion, il y fort à parier que l'approche soit uniquement mentale ou qu'il y ait un égo trop prononcé qui cherche, par ce biais, un moyen de s'exprimer et de briller; ou les deux. De la même façon, beaucoup de personnes qui ont été initiées au Reiki se sont très rapidement positionnées comme thérapeutes, le plus souvent par bonne volonté. Le Reiki soulage plutôt qu'il ne guérit et combien de fois j'ai vu des pratiquants mélanger le Reiki et le travail sur les chakras associé à un  discours pseudo scientifico mystique ! Pris dans une spirale d'ignorance et souvent disons-le, d'orgueil, et sans un profond travail d'investigation sur soi, ces personnes jettent le discrédit et la confusion, et donnent du grain à moudre à toutes les réticences qui veulent taire ces initiatives. D'autant qu'il y a différentes sortes de Reiki, dont certaines ont été détournées par les pouvoirs de l'obscurité. Donc là aussi la prudence s'impose au risque de se retrouver dans une situation intérieure pire qu'auparavant. Mais je le répète, c'est l'époque qui veut cela et il faut certainement en passer par cette étape...

Je n'hésite plus aujourd'hui à aller parler avec un thérapeute lorsque je sens qu'une difficulté est trop persistante et que je n'ai pas le recul suffisant pour l'appréhender. J'ai compris que l'on a besoin les uns des autres, que l'on n'est rien soi-même et je fais confiance à Dieu (ou à la Vie ou à l'Univers pour les athées !) pour me conduire vers qui saura traiter le problème pour lequel j'ai besoin d'un avis extérieur. Il est certain que ça demande du temps et de la patience, et beaucoup de lâcher prise. Il m'est aussi arrivé de chercher des thérapeutes qui aillent un peu plus loin dans leur pratique et qui s'inscrivent eux-mêmes dans une démarche spirituelle affichée. Ainsi, il y a à peu près trois ans, je cherchais quelqu'un à qui parler et qui intègre dans sa démarche une dimension spirituelle prononcée. J'ai donc recherché si, dans les alentours, une telle "perle" n'existait pas. Et mes recherches m'ont conduit vers un ... psychanalyste (sic !) qui affichait clairement ses dizaines d'années de pratique du bouddhisme zen et tibétain; il habite Bruxelles.

Aller le voir me demandait un effort certain. D'abord parce qu'il fallait que je pose systématiquement une demi journée pour aller aux rendez-vous et ensuite, parce qu'il fallait que je surmonte à chaque fois l'appréhension et l'idée préconçue du psychanalyste ("allongez vous et parlez moi de votre mère"). Je ne me rappelle plus quel était le problème pour lequel je suis allé le voir. Lorsqu'un blocage est intégré, il ne laisse plus de souvenir, et la mémoire devient intelligence de vie, donc elle ne laisse plus de traces. Ce praticien intégrait dans sa pratique la méditation sur la pleine conscience, qui est une technique "mise au point" par un chercheur américain, tiré du bouddhisme tibétain mais sans les aspects spirituels. En fait, c'est vipassana sans Bouddha ! Je crois que je suis allé le voir 3 ou 4 fois. La dernière fois, je lui ai demandé de faire deux séances d'affilée, de façon à rationnaliser mes allers et retours. Et c'est lors de ces dernières séances qu'il me proposa de méditer selon la méthode dite de pleine conscience, sur un noeud qui avait fini par émerger. Il me guida donc dans cette pratique qui dura un petit quart d'heure. Quand je lui ai dit que le blocage que j'avais ressenti s'était dissout dans une grande chaleur, il n'en croyait pas ses oreilles. Il finit par me dire que ce genre de choses n'arrive qu'après des mois ou des années de pratique (je ne lui avais pas parlé de mon passé...). Puis il m'enjoint à venir le revoir pour continuer le travail. Sauf que ce n'était pas mon intention. Plusieurs problèmes m'avaient frappés dont j'essayais de faire abstraction à chaque séance. D'abord une séance avec lui ne dure que 45 minutes, pas une de plus. Au bout du temps imparti, les deux premières fois, il m'a coupé net dans mon discours, me laissant dans une situation très inconfortable. La dernière séance, alors que je lui avais demandé d'en faire deux pour parler plus longtemps, les 45 minutes se sont "généreusement" étendues à 1h, dont 15 min de méditation. Et comble du tout, lors de la remise du montant de sa prestation (chère !), des "$" apparaissaient dans ses yeux (dans son corps subtil) ! Pour moi, le travail était terminé et son insistance pour que je revienne m'a plus refroidi que convaincu. Ceci étant, il m'avait aidé à dépasser mon problème.

Un petit point sur l'argent justement. Le temps et parfois le matériel utilisé par le thérapeute méritent selon moi une contre partie. Dans notre monde occidental, si l'on veut être en phase avec lui, c'est-à-dire avoir pignon sur rue et être en règle avec les autorités fiscales, la question du montant de la prestation se pose. Et c'est une question délicate. Car pour la personne entamant un travail sur soi, cela demande un investissement certain. Le thérapeute, quant à lui, doit pouvoir vivre de sa pratique en étant libéré du souci financier. Et le montant de la prestation doit être en relation avec la qualité du service proposé, en tenant compte des taxes et impôts divers. C'est une équation difficile à résoudre. Une autre façon d'appréhender la question est de ne pas avoir pignon sur rue, d'être connu par le bouche à oreilles et de recevoir des dons à déclarer en revenus complémentaires au niveau des impôts. Cela pose d'autres soucis. C'est à chacun de voir, mais il est une règle d'or, c'est que le thérapeute ne doit pas faire cela pour l'argent, sinon toute sa pratique et sa démarche s'en ressentiront. Certains, qui proposent des initiations Reiki à un prix exorbitant (ce qui était le cas lorsqu'il est arrivé en occident) s'en sont mordu les doigts. Je me souviens d'une telle personne qui a attiré à elle de nombreuses foudres...

Le sujet n'est pas clos, loin de là, car je continue d'explorer ce qui existe en la matière tant que mes moyens me le permettent et selon les problématiques que je rencontre pour lesquelles j'estime avoir besoin d'un tiers pour m'aider à les résoudre.  Par exemple, le travail sur le corps m'amène actuellement à expérimenter des techniques de nettoyage et de purification, naturelles ou non. J'y reviendrais probablement dans un prochain article.

Pour connaître la conscience, il faut l'avoir explorée soi-même jusqu'à l'avoir intégrée, de façon à ce qu'elle devienne intelligence. La science commence tout juste à aborder la conscience, mais ceci de façon extérieure. Sri Aurobindo au siècle dernier disait déjà que la psychanalyse était une science jeune et loin d'être aboutie pour donner des résultats probants. La science ne connaît pas grand-chose du fonctionnement de la psyché (parce qu'elle fonctionne par modèles et théories et non par identité et par l'intérieur) et,  il reste énormément à découvrir du corps humain. Alors de la relation corps / âme / esprit, n'en parlons pas ! La religion, je ne l'évoque même pas, les systèmes religieux doivent disparaître quoi qu'il en soit. Je ne crois pas que la science qui sort des universités ou des facultés soit à même de donner aujourd'hui la formation suffisante pour former des thérapeutes en phase avec notre époque de transition. Comment appréhender un trouble lié à une kundalini active heurtant un blocage ou à une entité récalcitrante qui s'accroche à une problématique psychologique, et ce sans prescrire de médicaments ou de proposer un enfermement en hôpital psychiatrique ? Comment traiter un trouble lié à une prise de conscience profonde secouant le corps de vibrations intenses et difficilement supportables ? Que sait-on réellement sur la schyzophrénie, par "l'intérieur" j'entends ? Il est donc normal que de nouveaux types de thérapeutes émergent, qui pouvaient être plombier, ingénieur ou je ne sais quoi d'autre peu de temps auparavant. Ils émergent de la population, parce que leur coeur se sera ouvert à la souffrance du monde et leur créativité, en relation à un traumatisme qu'ils auront parfois surmonté, leur aura permis de cheminer vers une solution qu'ils trouveront nécessaires de partager. Ils émergent parce qu'ils sauront intuitivement se relier à la nouvelle conscience, ils sauront recevoir des informations et des solutions par le coeur et non par la tête et les énergies de lumière en rapport avec les problématiques qu'ils sauront traiter.

Quant au public et à l'évolution en marche, tout le monde ne veut pas évoluer et beaucoup ne peuvent pas suivre. Beaucoup de personnes cherche seulement une forme de bien-être qui leur permette de vivre dans ce monde sans avoir à subir les souffrances et les inconvénients qu'il génère. Il n'y a pas de jugement dans cette constatation. Résoudre ses problématiques et ses souffrances est un acte important à mettre en place mais cela ne concerne que soi-même et est nécessaire lorsque l'on se trouve dans la tourmente. Or, l'évolution demande à ce que l'on s'ouvre à l'autre et que l'on sorte de ce regard auto-centré qu'est l'égo. Donc d'une façon ou d'une autre, il faudra lâcher le moi et ses souffrances ou partir avec et laisser la place. Car l'évolution est en oeuvre et les vieilles structures, autant internes qu'externes, devront quoi qu'il en soit être dissoutes.

Il y a encore beaucoup de chemin pour dépasser la condition humaine de l'homme vivant par l'ego et uniquement par les trois chakras du bas (cf article "influences cosmiques et changements planétaires"). L'humilité devra être le maître mot de tout un chacun. La compassion devra guider nos pas. L'ignorance devra se dissiper et l'intelligence émerger jusqu'à ce que chacun, d'une façon ou d'une autre, soit un thérapeute (dans toutes les acceptions de ce terme) pour soi-même, pour son frère et sa soeur humains et pour la Terre d'une façon générale. Nous sommes à l'orée de cette époque mais nous devons, chacun d'entre nous, oeuvrer en notre coeur, car c'est par là que ça commence.

Les thérapies énergétiques et spirituelles

Publié dans #Réflexions

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