Publié le 22 Mai 2016

La mort (à soi-même) est lente et douloureuse

Le processus de l'alchimie christique consiste à faire grandir l'Être dont le siège se trouve dans le Coeur, derrière le sternum, tout en intégrant la personnalité, suffisamment pour qu'un détachement puisse s'opérer, jusqu'à ce que l'Être émerge au premier plan et prenne consciemment en charge le processus de transformation. Ici, l'Être se nourrit de la Lumière divine dont je témoigne du processus. Seulement, intégrer la personnalité ne se fait pas en un jour et nécessite non seulement une vigilance, une lucidité et une humilité de chaque instant, mais aussi de poser les actes d'intelligence qui vont nous permettre les lâcher prises nécessaires, lorsque le moment survient. Mais lorsque l'intelligence fait défaut, ou lorsque l'on n'écoute pas le Coeur, ou lorsque les attachements sont trop forts, ou lorsque le mécanisme de survie qu'est l'ego est encore trop rusé ou trop dominant pour abdiquer, les passages à franchir deviennent des épreuves lors desquelles il est difficile d'échapper à la souffrance.

Faire grandir l'Être est également permettre à l'Amour de grandir et de se développer en soi, jusqu'à ce qu'il rayonne suffisamment pour se diffuser à l'extérieur de soi. Pour ce faire, toutes les scories de la personnalité doivent disparaître, sinon, cela risque d'être un amour frelaté, teinté d'émotivité, de sensiblerie ou de projections de toutes sortes issues de l'ego pour continuer à justifier sa propre existence, sous une forme sans cesse changeante. On n'échappe pas à cet état de fait d'avoir cette double nature en soi tout au long du processus, jusqu'à l'extinction de l'ego. Tant que l'ego n'a pas abdiqué, il va trouver tous les moyens pour s'accaparer le processus et en faire son cheval de bataille. Il va utiliser notre affect, nos énergies vitales, nos rêves, nos désirs, notre mental pour élaborer une personnalité plus "spirituelle", plus subtile, en justifiant ses comportements par des demi vérités issues des enseignements ou des messages qu'il peut recevoir et comprendre. Ce mécanisme est un parmi d'autres pour continuer à se protéger et à faire survivre la personnalité dont il se sent avoir la charge. Ego et personnalité fonctionnent alors de concert, au détriment de l'Être qui peut longtemps peiner avant de se frayer un passage. Lorsque le processus a suffisamment de force, l'Être, animé et renforcé par la Lumière divine, peut alors user de nombreux moyens pour amener l'ego à abdiquer, et la personnalité à lâcher prise de ses comportements. Et c'est alors que le chemin peut devenir difficile et douloureux pour la personnalité qui entre en résistance, en conflit, en lutte, en opposition de ce qu'elle ne comprend pas, pour garder ce qu'elle ne veut pas lâcher.

Etre vigilant par rapport à ce qui se passe en soi demande un état de présence et d'écoute, principalement de nos ressentis. Mais il faut aussi fonctionner dans ce monde tout en évitant de se faire trop solliciter ou vampiriser par l'extérieur. C'est un exercice d'équilibriste permanent, dont on s'aperçoit vite que les demandes extérieures nous font dépenser une énergie folle, alors qu'être présent à soi fait grandir une paix reposante et nécessaire. C'est ainsi que je me suis aperçu d'un manque d'intérêt grandissant pour mon activité professionnelle il y a quelques années de cela, et de façon générale, par le monde extérieur. A la tête d'une équipe de 20 personnes, avec de nombreux interlocuteurs face à moi avec lesquels il était nécessaire de donner le change, j'avais de plus en plus difficultés à y donner de l'énergie. Je m'arrange donc pour réorganiser mon équipe de façon à déléguer pour faire monter en compétences les plus motivés, et d'un autre côté pour être moi-même moins sollicité et plus posé. Mais avec le temps, ce contrat m'ennuyait et j'avais fini par m'apercevoir qu'il m'enfermait dans un rôle figé. Or, pour répondre à l'esprit de liberté qui grandit au fur et à mesure des intégrations successives de la personnalité et qui laissent de plus en plus de place à l'Être, il me fallait aller vers davantage d'ouverture et de liberté plutôt que de rester en stagnation. Cela faisait quand même 3 ans que j'étais dans cette situation, ma limite de saturation était atteinte. J'ai donc organisé ma succession et suis parti, sans trop savoir ce que j'allais trouver ensuite. Je passe rapidement sur une période de questionnement, un changement d'entreprise, puis un changement de statut pour devenir indépendant, entre temps une autre période de doute, tout ça pour toujours ouvrir davantage les perspectives et me créer des circonstances que je préfère choisir. Quand on gagne en liberté intérieure, il devient difficile voire impossible de rester emprisonné dans un système de dépendance vis-à-vis d'une autorité, de quelque ordre que ce soit. Mais cela dépend des circonstances, et il est difficile de généraliser. Et je voulais aussi me laisser libre de choisir mon environnement de travail, un environnement qui permette davantage d'amplitude. La vie allait me permettre d'entrer dans une nouvelle relation avec le monde telle que je l'envisageais, mais pour cela il fallait traverser un certain nombre de lâcher prises nécessaires, mais difficiles.

Curieusement, ce n'est pas la situation professionnelle qui me posait le plus de questions, bien que pendant un certain temps, je n'étais pas très serein. J'ai décrit dans les articles précédents comment ces changements extérieurs ont permis de mettre à jour des peurs, la peur du manque, d'argent principalement, ou comment un changement extérieur peut amener à s'ancrer davantage en soi pour ne plus être dépendant de quoi que ce soit d'extérieur. La confiance en la Vie, sur ce plan là, s'accroît avec les intuitions qu'elle envoie et les expériences qui démontrent qu'en faisant le bon choix au bon moment, les portes peuvent s'ouvrir en grand. D'un autre côté, faire grandir l'Être, c'est permettre à la Vie de circuler en soi, et donc c'est aussi permettre un mouvement et une amplitude que l'ego et la personnalité n'ont pas, ou trop peu. Faire grandir l'Être, c'est avoir la souplesse de travailler avec ce que la Vie nous envoie, ou nous retire... Pendant cette période de remue ménage professionnel, un nombre assez impressionnant d'entités a été démasqué, amenant un calme de plus en plus profond et de moins en moins de réactions inconscientes face au monde extérieur. Les petites voix dans la tête ont disparues les unes après les autres. L'activité mentale a gagné en fluidité et en clarté, même si elle ne s'est pas complètement calmée. J'allais, à travers une période de vide et de remise en question profonde, découvrir que l'affect aussi génère une activité mentale et des pensées. Mais en plus de cela, au fur et à mesure, continuer à s'intéresser au monde et à ses illusions devient de plus en plus difficile. Maya prend tout son sens. Plus on perçoit la nécessité de se centrer en soi, et moins on ressent le besoin de répondre aux sollicitations du monde. Ainsi, on s'aperçoit que créer des relations artificielles devient inutile, on aspire à de l'authentique, à du vrai, et l'on revient plus facilement au présent et au ressenti. Dépenser de l'énergie dans des sorties vides de sens nous fait perdre un temps précieux, nous ramène à des choses sans intérêt aux dépens de notre aspiration qui grandit chaque fois un peu plus. Plus on rentre à l'intérieur de soi, moins le monde extérieur perd de cette fascination hypnotique pour ses divertissements et ses attraits superficiels. Ce qui peut nous rendre asocial aux yeux de nos proches ou des connaissances qui nous voient changer et ne trouvent plus en nous l'image qu'on leur renvoyait auparavant.

Si du côté des circonstances professionnelles les situations s'enchaînaient de façon plutôt intéressantes, même s'il y avait de gros moments de vide, chez moi, c'est surtout sur le plan vital et affectif que la personnalité offre le plus de résistance et le moins de lucidité, et que l'ego est encore le plus actif. Bien que sur de multiples plans, je peux constater que des avancées ont été significatives, sur le plan de l'affect, j'ai l'impression de ne pas avoir bougé, ou si peu. Et c'est le couple qui allait me le démontrer. On ne rencontre pas les gens par hasard. Ce qui compte dans une relation, de quelque ordre que ce soit, c'est la qualité et l'intensité de la relation, et moins le temps de la relation. On peut passer des années avec quelqu'un sans que rien ne se passe, et quelques heures avec un(e) autre peuvent faire basculer notre vie.

Elle était la personne que je devais rencontrer pour me faire comprendre et vivre ce que je n'avais pas compris auparavant, dans mes autres relations. Elle était celle qui allait me faire sortir toute la souffrance latente, celle qui allait mettre à jour un schéma répétitif orientant la relation systématiquement vers la souffrance. Relation improbable car beaucoup de différences, une approche très différente de l'existence, pas spirituelle pour deux sous mais je n'en avais que faire,... la liste serait longue à énumérer. Et pourtant, à ce moment de ma vie, elle est arrivée et cela m'a fait du bien. J'étais amoureux dès le premier jour. Plus jeune, souriante, enthousiaste, sensible, j'étais sous le charme. Entraîné par son énergie, je me redécouvrais une seconde jeunesse. Elle me faisait temporairement oublier mes combats intérieurs et toutes les difficultés que je traversais. En m'occupant des siennes et des épreuves qu'elle passait, j'en oubliais les miennes. Elle me faisait du bien. Mais ça, c'était au début... Pendant ces 4 années et demi, la relation évolue. Nous passons par différentes phases, pas forcément faciles. La relation tient sur l'attachement principalement, la sexualité, sur l'affect. Elle fonctionne sur le chantage affectif, mes échecs précédents finissent par me rendre prudent voire méfiant. Elle fonctionne sur les désirs, sur l'émotionnel, sur des choses qui me paraissent sans fondement, sans consistance, et d'autres pas forcément saines ou dans l'ordre du travail qui s'accomplit en moi. Je me pose beaucoup de questions sur la pertinence de cette relation mais en même temps, une partie de moi se sent bien. Je prends beaucoup sur moi pour développer un amour du coeur qui a du mal à émerger, malgré un comportement chez elle pas toujours dans l'ordre des choses et je m'aperçois de nouveau que je suis coupé en deux : le coeur d'un côté, le bas ventre de l'autre. Elle aime avec son ventre pas avec son coeur, cela crée une accroche profonde en moi, et je me rends compte que toutes mes relations sont basées sur ce mode de fonctionnement. Elle révèle une difficulté à aimer simplement, sans attentes, sans projection. La souffrance ne tardera pas à refaire surface. Depuis quelques temps, j'avais perçu qu'un noeud énergétique émergeait, comme s'il sortait d'une autre dimension pour émerger dans mon ventre. Ce noeud absorbait toute mon énergie, j'en donnais du coup moins au couple; il m'était impossible d'extérioriser mon énergie. Je ne vois pas la crise arriver, trop occupé par ma situation professionnelle fragile, par ce noeud qui commençait à devenir douloureux et par d'autres soucis personnels par ailleurs. Je suis dans une phase de repliement sur soi; elle, veut autre chose. Puis à bout de force car je manquais de sommeil depuis des mois, je ne contrôle plus mes émotions. Une dispute éclate un jour d'octobre et je lui demande de partir, en proie à trop d'émotions, de conflits intérieurs, de souffrance et à des énergies perturbatrices trop importantes. A trop d'ego aussi.

Je laisse passer un peu de temps avant de reprendre contact, par texto. Les échanges sont superficiels, je ne lui manque pas. Entre temps, je suis pris dans un nouveau contrat, ma vie professionnelle se remet sur de bons rails et selon les inspirations perçues quelques mois plus tôt. Je l'en informe, espérant que cela jouerait en faveur d'un couple que je souhaitais voir renaître de ses cendres, mû encore par trop d'affects. Je m'aperçois que l'amour que j'ai pour elle a deux sources : une dans le coeur, authentique mais pas suffisamment dominante à mon goût, une dans le ventre, basé sur l'attachement, la jalousie et la dépendance. Le noeud énergétique se transforme en douleur sourde et constante et prend de plus en plus d'espace, jusqu'à devenir une masse lourde prenant tout l'espace du ventre. Je me sens mal et j'ai beau envoyer de l'énergie par les mains et le coeur, les douleurs ne se calment pas, au contraire. Les semaines passent, j'espérais que l'on se reverrait, pour repartir sur de meilleures bases, ça semblait bien se profiler, selon les quelques nouvelles que je pouvais avoir. Je ne voulais pas que cette relation s'arrête, je ne l'ai finalement jamais voulu, mais quoi en moi voulais la garder ?. Bien que je sentais que pleins de choses n'allaient pas ente nous, la douleur était si vive que je voulais reprendre, quel qu'en soit le prix. Je voulais retrouver toutes les sensations qui me faisaient du bien, son odeur, son corps, son sourire, ses mains douces, son énergie, sa volupté...et ne plus rester seul, et faire tout ce qui était possible pour arrêter ces douleurs si intenses. Les tensions internes étaient si vives qu'il m'était toujours impossible de trouver le sommeil. Puis arrive le jour de l'An. Mon nouveau contrat commence bientôt. J'envoie des sms à différents amis, je la garde en dernier, espérant même aller la rejoindre rapidement. Puis la situation prend un tour inattendu. J'envoie des sms idiots à des connaissances communes, sur le coup, je me trouve stupide. Sauf que ces personnes sont avec elle, la situation s'emballe, je tente de calmer le jeu. Le lendemain, toujours après une nuit sans sommeil, je fais part de mon mécontentement à celles qui se sont emballées pour rien, mais dans des termes durs et inappropriés. Plus tard, elle m'envoie un texto pour terminer définitivement la relation. Je ne l'ai plus jamais revue...

Affligé par ce que je prends pour "ma" bêtise, j'essaie de reprendre calmement le cours des événements. Comment en suis-je arrivé à cette situation autant désastreuse que dramatique ? Comment ai-je pu faire preuve d'autant de stupidité et de manque de réflexion et de tact ? La fatigue n'excuse pas tout... je médite sur cette question lorsqu'apparaît une entité à l'allure humaine assise sur un rocher, pas menaçante du tout, d'ailleurs même plutôt sereine. En la regardant, j'accentue la concentration pour tenter de percer son vrai visage mais elle ne change pas de forme. Alors que je pose ce regard sur elle, elle hausse les épaules et me fait un signe avec les mains qui signifie : "c'est comme ça...". Plus tard, je tombe sur un livre particulier et comprends que j'ai été poussé vers cette situation. J'ai toujours cru que les entités en nous ne pouvaient générer du chaos que pour le chaos, et ainsi se nourrir de nos émotions. Je comprenais quelque chose de plus profond que le Coran exprime sous une forme que je donne approximative: "Dieu utilise parfois des moyens terribles (pour nous sortir de notre ignorance)". Il y a en nous un système de sauvegarde qui nous empêche de nous enfoncer trop loin dans le mensonge et l'illusion, d'autant plus que l'Être est actif en nous. Cette entité en faisait partie. Pour briser nos attachements, et c'est encore plus vrai lorsqu'ils sont puissants, si on ne fait pas preuve d'intelligence, de compréhension, et d'humilité, alors c'est par la souffrance qu'ils seront brisés, la maladie, la perte d'un être cher, un décès, un divorce, un licenciement, un accident. Et c'est bien cette situation très bizarre qui a amené à ce que cet attachement se brise. Il fallait quelque chose de puissant pour briser un attachement si fort.

Depuis, la douleur dans le ventre a pris des proportions considérables. Pendant des semaines, des sensations de suicide et de mort partent du ventre et occupent tout le mental. Ce sont comme des lames de rasoir qui me cisaillent le ventre, jour et nuit. Des pensées morbides sont omniprésentes. Ce poids dans le ventre est insupportable. Je décide d'aller chez un thérapeute de confiance pour en parler et trouver un remède. Après deux séances de sophro, j'ai la vision de deux chiens loup, une femelle et un mâle, face à une mer morte, dans un ciel lunaire. C'est la représentation de la carte de la Lune dans le tarot de Marseille, ce que je ne savais absolument pas; une porte qui vient de s'ouvrir vers les profondeurs de la conscience. La séance suivante, je vois une forteresse, avec des gens qui sortent par une porte, dont elle. Une voix intérieure me dit : "tout le monde y habite (dans ton vital), sauf toi". En effet, je comprends par là que je crée moi-même des dépendances, pour combler un vide, et que je laisse l'autre "entrer en moi", il peut ainsi me "torturer" comme il/elle veut. En rentrant chez moi suite à cette séance, je médite sur cette vision. La Lumière passe alors du coeur vers le ventre et referme cette plaie, chassant par là la structure de la forteresse. Plus tard, j'accompagne ces séances par d'autres d'ostéopathie par l'approche tissulaire. Le corps a subi une grosse charge énergétique depuis ces derniers mois et j'ai besoin de soutien physique et énergétique. Des tensions sont présentes dans le bassin et descendent dans les genoux. C'est toute ma relation à la femme qui est mise à jour par cette situation. Je suppose qu'il était temps de travailler sur cet aspect-là des choses, trop longtemps repoussés.

Depuis presque 10 ans, la personnalité se vide de tous ses fonctionnements, ce qui me donne l'impression de régresser plus que d'avancer. Par rapport à cette situation qui démontre à quel point la personnalité peut résister au changement, comment le corps peut absorber d'énergie et de noeuds énergétiques, et comment le processus alchimique peut tant bien que mal nous permettre de nous transcender, il faut bien comprendre que la Lumière agit exactement comme il faut au moment où il le faut, quitte souvent à ne plus se faire sentir pour qu'émergent ce qui doit émerger, comme par effet d'aspiration. Qui plus est, lorsque je m'aperçois que j'essaie de me raccrocher à quelque chose d'extérieur, ou même seulement le fait d'y penser, pour par exemple échapper à l'ennui, à la solitude subie, au vide existentiel, à la souffrance, ou lorsque je tente de fuir, je suis ramené systématiquement au coeur, à la patience, à l'humilité, au centre de tout ce que je cherche à fuir. Les tressaillements de la personnalité et de l'ego sont rabattus par les vagues énergétiques de Lumière qui rendent le chemin parfois douloureux et difficile, d'autant plus si la personnalité résiste ou lutte, mais salutaire. J'aurais tant aimé ce coup de baguette magique qui me ferait passer d'un état à un autre mais ce n'est pas ça le chemin. Mourir à soi-même est la contre nature de la personnalité qui tente de se construire et se reconstruire en permanence, même sur du mensonge et des illusions, et contre nature de l'ego qui cherche à protéger et à faire survivre cette personnalité. Mourir à soi-même est permettre à l'Être de gagner en Intelligence et en force, au prix du sacrifice de soi. La personnalité doit se donner intégralement, j'oserais dire de gré ou de force. Alors pour elle, ce chemin n'est pas un chemin pavé de pétales de roses et de cailloux blancs. Alors que pendant pas mal de temps j'étais fier et content de toutes ces sensations énergétiques, de ces visions et autre effets de "Son et Lumière", aujourd'hui, ça m'est devenu complètement égal. Si ça arrive, c'est bien, si ça n'arrive pas, c'est bien aussi. En fait ça n'a plus aucune importance, il y a presque une défection de la personnalité qui subit la transformation et la mort d'elle-même plus qu'elle n'y participe. Au départ du travail, il fallait qu'elle participe à ce chemin. Mais il arrive un moment où elle n'a plus le choix. Prise entre l'Être qui grandit et la Lumière qui attaque et presse et purifie et illumine, elle n'a plus qu'à s'en remettre, et l'ego à abdiquer. Seulement les vieux mécanismes résistent, à un point parfois complètement fou...

Oui, mourir à soi-même est lent et douloureux, mais c'est le prix de la Lumière, de la Vérité, de la vraie Vie.

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Rédigé par Serge Z.

Publié dans #experience energetique spirituelle

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