Une spiritualité simple

Publié le 25 Juillet 2015

Une spiritualité simple

Dans cet article : choisir sa voie spirituelle, j'ai décrit quelques éléments à prendre en considération lorsque l'on choisit de se donner corps et âme à une voie spirituelle. Pour qui sent une aspiration intérieure, et avant d'entrer dans une recherche plus élaborée, mettre en place une spiritualité simple peut tout à fait satisfaire ce besoin intérieur.

Car on se complique bien souvent l'existence, et c'est aussi vrai en ce qui concerne notre recherche spirituelle. Ce que l'on oublie souvent, c'est qu'au Jour du Jugement, nous serons jugés sur nos actes, non en quantité mais en qualité. Nous devrons regarder en face ce que nous avons fait pour amener le Bien dans nos coeurs et autour de nous. Et c'est sur ce constat que nous serons considéré comme sauvé ou non, Dieu Seul sera juge.

On peut considérer le paragraphe précédent comme un discours purement religieux, ce n'est pas le cas car je ne suis pas un religieux. J'expliquai dernièrement à une amie athée que Dieu se fichait bien que l'on croit en Lui ou pas; ce qui importe, c'est l'intention que l'on met dans nos actes, la constance dans le bien, la persévérance de notre travail intérieur à nous améliorer, la passion que l'on met à faire en sorte que chacun de nos actes soit imprégné de bonté, de douceur, de paix, de simplicité,... Ainsi, il est préférable d'être un athée vertueux plutôt qu'un croyant hypocrite. Car la vertu est le comportement essentiel dans lequel s'enracine le Divin.

Or, pour arriver à adopter un comportement vertueux, il faut arracher de soi tout ce qui en est l'opposé : le vice, le pêché, le tortueux, le faux, le mensonge, l'hypocrisie, les "prises de tête"... La vertu est ce qui reste lorsque l'on a enlevé tout le reste. Par la vertu, Dieu croît en nous... triple jeu de mots sur le verbe : croître, croire, croix...

Le fondement de l'incroyance de cette amie est basé sur le fait que la souffrance ne fait que croître en ce monde et que Dieu ne fait rien (ou ne semble rien faire à ses yeux) pour arrêter cela. Donc dans sa logique, s'Il ne fait rien, c'est que soit Il n'existe pas, soit il ne sert à rien de croire en Lui. C'est le raisonnement le plus fréquent des athées. L'autre raison qui peut pousser quelqu'un à ne pas croire est qu'il a besoin de voir pour croire. Mais il y a tellement de choses en ce monde auquel on croit alors qu'elles n'existent pas : c'est donc du parti pris et de la mauvaise foi, c'est le cas de le dire.

Si chacun étudiait les livres saints (Bible, Coran, Torah, Révélation d'Arès, Védas, canons bouddhiques,...), sans jugement ni a priori, il se rendrait compte que tous ces livres contiennent les principes à appliquer pour adopter ces comportements vertueux. En quelque sorte, Dieu nous a donné le mode d'emploi, et l'a enrichi à peu près tous les 1000 ans ! Sauf que l'homme en a parfois plus ou moins déformé le sens, et ajouté ou retranché des éléments importants, souvent pour en tirer des avantages personnels. Mais là n'est pas mon propos. Si l'être humain n'avait pas fait de système, s'il n'avait pas établi de hiérarchie, des rituels et toutes sortes d'éléments extérieurs en créant des religions, les révélations auraient gardé leur vocation d'origine, c'est-à-dire nous permettre de croître vers la Lumière divine en nourrissant notre âme. Tel est notre destin, quoi qu'il en soit, et il risque de se réaliser davantage dans la souffrance que dans l'intelligence si nous ne comprenons pas l'attitude à adopter pour faire en sorte que ça se passe de la meilleure façon...

Aujourd'hui encore on est toujours et peut-être plus que jamais dans la complication. Quand on voit le nombre de possibilités de pratiques existantes, on a de quoi y perdre notre aspiration, même si elle est sincère et ardente. C'est pourtant simple, mais l'ego n'aime pas la simplicité. Il y a une raison à cela, c'est qu'au coeur de l'ego se niche un diable... En Dieu, il n'y a pas de hiérarchie, seulement l'Unité, la liberté et le service. Les systèmes hiérarchiques et les complications qui vont avec sont le leg des forces du chaos, car de cette façon il est plus facile d'exercer une domination, et donc un esclavage. Nous sommes tous des diables en puissance lorsque l'on fonctionne par l'ego. A méditer !

Souvenons-nous seulement de la première Béatitude (c'est-à-dire la façon d'être heureux) du Sermon sur la Montagne traduite généralement de cette manière : "Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux.". "Pauvre en esprit" est le contraire non pas de riche ou érudit mais de compliqué. On voit d'ailleurs que "pauvre" est plus souvent traduit par "simple" pour une meilleure compréhension. Mais même, être érudit ou savant, c'est-à-dire en avoir plein la tête, ne fait pas partie du mode d'emploi pour être heureux... Une autre chose à méditer !

Les Béatitudes sont au nombre de 8, on ne peut pas dire qu'elles soient compliquées à retenir, et à appliquer. L'ancien testament nous a quant à lui donné les 10 commandements dont : ne pas mentir, ne pas voler, ne pas juger, ne pas commettre d'adultère, ne pas convoiter. Les autres commandements parlent de la conduite à tenir vis-à-vis de Dieu. Le Coran nous indique, entre autres choses, comment mettre en place une société fraternelle, faite de paix et d'amour de la famille, dont les vertus au nombre de 99 (les 99 noms de Dieu), naissent dans le Coeur de l'homme par le Jihad, c'est-à-dire le combat intérieur contre le mal que l'on peut avoir en soi.

On voit bien que tout ce que Dieu nous demande sont des actions à mettre en place dans notre existence. Ces actions nourrissent l'âme, les mettre en oeuvre nous le démontre. Or aujourd'hui, dans la tête de beaucoup de monde, on veut surtout : méditer, éveiller notre kundalini, soigner par imposition des mains, canaliser des messages de l'au-delà, travailler avec les anges, et que sais-je encore ! On en oublie la raison qui devrait être primordiale de ces pratiques, la relation à Dieu. L'ego y trouve un terrain de jeu et d'expression, mais en ayant complètement perdu le sens initial de ces démarches, quand elles ne sont pas fantasques évidemment. Car se donner à Dieu, c'est tout donner et surtout tout de soi-même, avec le risque de tout perdre de ce que l'on connaît de soi (les images, les illusions, les croyances, les peurs,...), c'est-à-dire ne plus se reconnaître, perdre tout ce que l'on est, pour tout reconstruire en Dieu, par la Main de Dieu. C'est un risque à prendre, et bien peu le prenne, préférant rester dans une illusion de contrôle de l'existence. L'ego continue alors de trôner tel un piètre roi sur son pseudo royaume.

Ce qui compte donc est avant tout une pureté de coeur et d'intention, ce qui nous permettra de ne pas tomber dans des pratiques chimériques, d'être vigilant au jeu de l'ego, du sien en premier, mais de celui des autres également. La pureté du Coeur nous ouvre bien plus de portes que tous les désirs ou toutes les croyances, ou toutes les pratiques de méditation ou de manipulation des énergies lorsqu'elles visent à un gonflement de soi. Elle nous conduit vers une spiritualité simple, humble, déshabillée de tous les oripeaux de la religion ou du New Age, peut-être pire encore. Notre prière relate simplement notre engagement renouvelé envers Dieu, tel que le Coeur nous le dicte. Cette spiritualité simple qui est relation directe entre soi et Dieu, est à mon sens, ce qui manque le plus en ce monde.

Parlons un peu de la prière justement, car elle est un élément simple et puissant d'une spiritualité facile à mettre en oeuvre. Même un athée prie, le plus souvent dans l'intimité de son être lorsqu'il se trouve dans une grande souffrance. Il n'est pas rare de vouloir se confier ou de demander de l'aide du Ciel, mais c'est une manière de prier qui ne peut pas donner de résultats probants. Car de toutes façons le Ciel sait mieux que nous ce dont nous avons besoin, donc il n'est pas rare de demander des choses qui ne nous sont pas forcément nécessaires, ou pas au premier abord. De toutes façons, c'est à nous-même de mettre les actes en oeuvre pour nous aider, le Ciel nous épaulera si nos actes sont justes : "aide-toi et le Ciel t'aidera" a dit le prophète.

Prier, c'est "prononcer la Parole pour l'accomplir", nous dit Dieu dans la Révélation d'Arès. Il s'agit donc bien d'un engagement que l'on prend vis-à-vis du Divin pour accomplir Sa Parole, pour transformer la Parole en actes. Encore faut-il s'assurer que la dite parole que l'on prononce soit bien d'origine divine et non déformée par l'humain. Concernant Celle de la Révélation d'Arès, il n'y a aucun doute. Pour les autres enseignements, c'est à chacun d'éprouver par le juste discernement.

Donc une spiritualité simple, pure, ce sont des actes, enracinés dans la vertu, portés par la Parole (le Verbe, l'enseignement). Lorsque la prière est juste, et qu'elle est issue d'un enseignement véritable, elle amène sur soi les forces portées par l'enseignement. Par exemple, reportez-vous à la Révélation d'Arès, faites la prière indiquée (4 fois 40 secondes par jour au minimum), lisez et appliquez la Parole et vous devriez percevoir avec le temps à quel point vous pourrez être porté(e) par Celle-ci, selon l'intensité de votre aspiration.

Je parle beaucoup de la Révélation d'Arès, car, je le répète, j'ai éprouvé sa Réalité et le fait que cet enseignement soit de première main non déformé par l'homme est un gage important de sa pureté. Les pratiques bouddhiques contiennent aussi leurs propres prières et après avoir reçu l'initiation et les enseignements, lorsque l'on travaille de façon intensive, on peut s'apercevoir que la prière d'annonce de la pratique (dans le bouddhisme mahayana) qui consiste à dédier notre pratique à l'amour envers le monde, permet de faire descendre sur nous les forces du Bouddha, ce qui permet d'alimenter notre pratique. Le bouddhisme est de son côté un enseignement pratique qui offre également une approche intéressante concernant la vertu : compassion, équanimité, détachement,...

Les enseignements véritables expriment à quel point la prière mise en acte est essentielle. Et on pourrait se contenter uniquement de cela. Je ne rejette pas l'intérêt du reste : la méditation, les mantras, le yoga, la dévotion, la kundalini... encore faut-il placer ces éléments dans une aspiration pure et sincère et être très vigilant à ce que l'ego n'y trouve pas un moyen de rendre notre pratique compliquée, expressément pour la rendre faussement savante.

Rédigé par Serge Z.

Publié dans #Réflexions

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