L'oeuvre au noir

Publié le 16 Décembre 2013

Dans la continuité de l'article précédent, je livre ici différentes informations sur ce qui s'est passé dans ma vie les quelques années qui ont suivi. La lecture peut en paraître confuse car il y a de multiples retours en arrière et des longues périodes décrites rapidement.  Je m'en excuse par avance. L'idée est de faire comprendre au lecteur comment cette épreuve a été abordée dans sa généralité.

J'ai longuement réfléchi avant de livrer ces informations. Dans la majorité des livres que j'ai lus racontant des chemins spirituels, les périodes sombres que les uns ou les autres ont traversées ont souvent été éludées, ou rapidement décrites. Cela peut se comprendre. Il n'est jamais facile d'exposer au grand jour sa noirceur, sa bêtise, sa mesquinerie, sa méchanceté ou sa laideur. Mais avant cela, il faut déjà avoir ce regard lucide sur soi-même. Si l'on veut une transformation intégrale de sa propre nature humaine, il faut se regarder intégralement, en toute honnêteté, sans faux-semblants et avec si possible beaucoup de distance et de froideur. Je dis bien regarder, et non pas analyser. Juste voir, il est inutile de chercher le pourquoi. Car voir est le commencement de l'intégration, j'en ai déjà parlé. On entre alors dans un chemin d'humilité, de pardon et d'amour qui sont les premiers pas de l'intégration et de la transformation. Dieu fait le reste. Tant que l'on n'a pas ce regard sur soi-même, on est cynique, ou l'on remet une couche d'illusion sur les cristallisations déjà en place, ajoutant de la mort à la mort déjà présente. Nous avons le choix, il n'y a pas de jugement. L'idée de cet article n'est pas non plus de faire l'étalage impudique de la noirceur mise en exergue par la présence des serpents. L'idée est de balayer les actes qui ont été posés du fait de la situation de cette époque.

Au sens littéral comme au figuré, il était temps que je me relève. J'avais passé plus d'un an à essayer d'utiliser mes ouvertures et à appeler les énergies que j'avais travaillées jusqu'à présent pour sortir la tête de l'eau, mais je n'avais fait que m'enfoncer. Il fallait gérer les nombreux problèmes qui avaient surgis tout en prenant en compte mon nouvel état, pas très réjouissant. Et puis au-delà de ce constat, je ne pouvais plus compter sur mon mode de fonctionnement habituel, qui s'était construit de façon presque automatique avec le temps et les expériences, et auquel je m'étais largement identifié. J'avais l'impression que plus rien ne fonctionnait. Le plus difficile à prendre en compte était que la conscience claire avait disparue et que la définition du moi était en train de changer radicalement. Pendant plus d'un an je me suis accroché à essayer de retrouver mon état d'avant, un peu comme quelqu'un qui se noie cherche l'oxygène. Je pensais que ce qui ne fonctionnait plus était de l'ordre du détail, je ne pensais pas qu'il fallait tout remettre en question. Cette prise de conscience m'a pris facilement trois ans. Et c'est en partie pour cette raison que la remise à flot a été longue : l'identification au moi qui s'est construit sur une certaine spiritualité était très forte, mais illusoire. La situation exigeait une autre manière de fonctionner.

Il fallait donc prendre en compte les forces différentes qui attaquaient : les serpents shivaïtes issus du tantrisme, les serpents hindouistes envoyés par certains gourous indiens et les forces du vital qui se déchaînaient. Trois types de forces différentes, donc plus ou moins trois façons de travailler, avec certains points communs. La manière dont je décris la situation aujourd'hui ne traduit pas la difficulté que j'avais à poser mes réflexions et à établir une démarche de travail posée. La conscience s'était tellement obscurcie et tellement subitement que les trois premières années, j'étais incapable de correctement verbaliser ce qui se passait et d'établir un plan de travail, d'autant que l'émotionnel était sens dessus dessous. Les journées me semblaient interminables. Une réflexion menée dans un sens, et des voix perturbatrices m'embrouillaient avec des informations et des réflexions contraires. Le manque de sommeil ne m'aidait pas à y voir clair et le corps avait une lourdeur que je n'avais jamais connue auparavant et qui m'attirait sans cesse vers l'inertie et le sommeil. Faire du sport m'était devenu très difficile, je sentais les serpents autour de mes articulations serrer à chaque fois que j'essayais de faire un effort. Méditer était devenu une épreuve de force tant par l'agitation quasi impossible à canaliser que par la difficulté pour le corps de tenir la posture. Méditer allongé me faisait somnoler. Le moyen que j'avais fini par trouver était de me mettre en état de réception, devant la TV, confortablement installé dans le canapé. Ca maintenait suffisamment l'attention et la vigilance sans que ce soit perçu comme une méditation au sens strict du terme. Ca permettait à un peu de Lumière de descendre. Il fallait ainsi que je trouve différentes astuces pour me prendre à revers, c'était assez curieux comme façon de m'aborder. C'était la guerre à l'intérieur, une minuscule étincelle quelque part contre une coalition de forces partout ailleurs et "quelque chose" balloté de ci de là que j'appelais "moi".

J'avais bien compris que pour m'en sortir, il m'était nécessaire de poser des actes et de faire des choix, car dans l'environnement d'alors, trop de choses me tiraient vers le bas.  En premier lieu, il fallait arrêter la relation avec la femme du formateur Reiki. Dis comme cela et sans connaître la profondeur de cette relation ni les enjeux pour chacun, ça paraissait être un choix simple et sensé qui aurait du être posé longtemps avant. Dans les faits, cela a été difficile, tant pour elle que pour moi, et là encore, cette relation est morte avec le temps et avec le travail de détachement intérieur. Je m'étais aperçu que ces forces agissaient en manipulant nos désirs respectifs, ainsi que nos frustrations, elles nous poussaient l'un vers l'autre régulièrement, me faisant replonger dans les forces shivaïtes avant même que je n'ai le temps de reprendre mon souffle. Lutter contre les désirs ne faisait que les renforcer. La seule solution possible était de vivre en conscience soit pour les intégrer, soit pour qu'ils meurent d'eux-mêmes. Mais travailler dans le vital pour en dissoudre les cristallisations alors que j'avais passé ma vie à vivre sur les désirs et l'émotionnel était vraiment contre nature. Il fallait aller de morts intérieures en dépouillements et de lâcher prises en renonciations et abandons, et ce, pour ne trouver que le vrai, la paix et le silence. Pour les personnes qui vivent dans l'émotionnel, l'affectif, le passionné et le passionnel comme ce que j'ai pu vivre, c'est un retournement de soi. L'émotionnel nous donne l'impression de vivre, l'affectif, d'exister, par l'autre. Mais pour une transformation intégrale, c'est de la dispersion et de l'agitation. L'amour est autre chose. Et en se libérant de la relation à l'autre par ces aspects du vital, je découvrais une façon d'aimer qui laisse l'autre libre de nos projections et qui nous laisse intègre et disponible.

Plus difficile était de canaliser la pensée, car chaque pensée tournée vers les pollutions les réactivaient. C'est un peu comme si la pensée orientée vers elles était une clochette qui les informaient qu'elles devaient se manifester. J'ai fini par comprendre que le lien entre la pensée et les pollutions passait par l'émotionnel non intégré, la peur entre autres, et toutes ses déclinaisons, ainsi que par la colère, le qui-vive et la tristesse. J'avais envie de fuir, mais fuir était encore un désir qui dissimulait une peur. Fuir mon corps et cet état insoutenable sur tous les plans, fuir cette situation qui me plongeait dans des états morbides et noirs,... J'envisageais aussi de partir de chez moi pour, peut-être, aller me ressourcer dans un endroit chargé en bonnes énergies. Mais là encore, j'étais pris entre ma sauvegarde personnelle (et temporaire) et le maelström émotionnel qui m'agitait et m'entraînait dans toutes sortes de paniques et de scenarii catastrophes. Et puis je me doutais bien que si je réussissais à aller me nettoyer ailleurs, le problème de la confrontation n'aurait pas été réglé pour autant. J'étais dedans, et même en plein dedans, et c'était bien dedans qu'il fallait que je m'en sorte. Or, tout était source de tensions, internes principalement, et cet environnement chaotique était pour ces forces un terrain de jeu de prédilection. Le calme n'est revenu qu'après de multiples prises de conscience et de lâcher-prises, l'abandon de l'idée que j'allais retrouver mon état d'avant, et l'abandon de toutes formes de projections dans des futurs ou des états probables (qui ne sont qu'une fuite de plus, en avant celles-là). Il fallait que je me réintègre, car cette expérience me montrait à quel point je ne m'appartenais finalement pas. Il fallait que je prenne la situation à bras le corps certes, mais non pas bille en tête comme auparavant, plutôt dans la sérénité et la douceur. 

Par la colère et la montée des forces du vital, mon coeur s'était obscurci et refermé. Une intervention ultérieure des forces de Lumière a permis à l'étincelle de se réactiver car pendant un temps, elle était éteinte. Une séparation s'est créée avec l'âme que j'essaie depuis de réintégrer. Là encore retrouver l'ouverture du coeur et la présence m'a pris plusieurs mois et s'est faite par paliers. Mais cela n'avait plus rien à voir avec ce que j'avais connu et même au moment où j'écris cet article, elle n'est pas revenue au point d'avant le problème.  Au fur et à mesure de la (ré)intégration du corps, la sensibilité a fini par décroître et aujourd'hui encore, elle est bien moins forte qu'avant. Certaines possibilités ont fini par disparaître complètement. Un évènement à noter est la disparition de l'ego spirituel, ce qui, pour le coup, est une bonne chose. A savoir que dans toute démarche, la disparition de l'ego spirituel est une étape importante sur le chemin.

Le problème des forces contraires avait démarré en 2005. Vers la fin d'année 2006, voyant que ma situation ne s'améliorait pas et que je ne pourrai pas reprendre l'activité de thérapeute de sitôt, et vu que la situation financière de la famille allait elle aussi en déclinant, je devais me poser la question de savoir comment je devais réorganiser mon existence, compte tenu de mes possibilités et de mes responsablités. J'avais quitté mon job de cadre 5 ans auparavant, mais j'avais des difficultés à me reprojeter dans ce métier, compte tenu de mon état et sachant très bien que le monde de l'entreprise allait m'absorber une grande énergie, que je n'avais pas forcément. J'ai donc pris le temps de réfléchir en me faisant financer un bilan de compétences. Si la démarche ne m'a pas apporté grand-chose sur le plan personnel, elle m'a tout de même permis de me remettre le pied à l'étrier avec le monde du travail, et le monde en général. Le choix allait s'accélérer dès que les problèmes de couple sont montés à la surface.

L'état énergétique dans lequel je me trouvais avait un impact majeur sur les personnes avec lesquelles j'entrais en contact, et d'autant plus avec mes proches et les personnes sensibles. Je m'étais aperçu que le chaos qui régnait en moi bousculait l'équilibre intérieur des personnes avec qui je relationnais, même si j'essayais d'extérioriser le moins de choses possibles. Ca rendait les relations compliquées. Mon épouse a été la première touchée. Mais ce qui a tué mon mariage et la famille dont j'étais si fier n'est pas les pollutions. C'est l'état chaotique du vital qui ne faisait pas de moi quelqu'un de bien sérieux à l'époque.

En finalité, j'ai pris la décision de reprendre mon ancienne activité professionnelle dans l'entreprise que j'avais quittée 5 ans auparavant; c'était en 2007. Il fallait que je retrouve une indépendance financière car, en 2009, je pris la douloureuse décision de me séparer de mon épouse. Elle ne supportait plus la noirceur qui sortait par tous les pores de ma peau ni ma démarche spirituelle qu'elle n'a finalement jamais acceptée. De mon côté, j'avais vu que notre union était fondée sur un mensonge, et dans une démarche de vérité, il fallait remettre les choses à leur place. Et puis vu la situation, notre histoire ne pouvait plus se vivre dans l'illusion. De mon côté, j'étais très dépendant d'elle, cela créait une faille émotionnelle importante dans laquelle les forces contraires s'engouffraient. C'est donc seul qu'il fallait que je prenne les choses en main et seul qu'il fallait que je me reconstruise. Nous avons divorcés en 2010. J'ai eu beaucoup de difficultés à remonter cette pente-là et à reconstruire la notion de famille, très importante à mes yeux. Il me fallut bien un an avant que je ne retrouve un certain équilibre. Aujourd'hui nous nous entendons très bien et les enfants continuent à mener une vie équilibrée entre nous deux et nos deux façons de vivre très différentes.

Comme je m'y attendais, la reprise du travail en entreprise a été sportif. En 2007, j'avais encore la tête dans les nuages. Je savais que la reprise d'un travail salarié allait me permettre de trouver une nouvelle stabilité et de me donner un peu de temps pour travailler sur moi, vu que les enfants ne seraient plus avec moi qu'une semaine sur deux. Le problème est qu'on allait quasi immédiatement me solliciter comme si je n'avais jamais arrêté. C'était vraiment prendre le train en marche, il fallait être opérationnel, je ne l'étais pas... Personne ne pouvait se douter ce qui se passait en moi et je n'en parlais évidemment pas. Le manque de sommeil, l'émotionnel fragilisé et les maux de tête quasi permanents étaient très difficiles à gérer. Le management était composé d'une équipe de personnes avec lesquelles j'avais déjà travaillées, la confiance qu'ils m'accordaient m'a permis de reprendre cette activité du bon pied, mais non sans un effort énorme de ma part. Là encore, gérer les problèmes professionnels en plus de ce qui se passait intérieurement me demandait un gros effort de concentration qui me fatiguait énormément.

L'oeuvre au noir

La Lumière m'avait montré à quel point il y avait eu un retour en arrière du travail effectué. Lors d'une séance de travail avec Paul, qui s'est fait dans un lieu spécifique, j'ai la vision du sommet d'une montagne, avec un soleil qui brille à son sommet. Je me vois marcher vers le sommet qui baigne dans un beau ciel bleu. Puis soudain, je me sens basculer vers l'arrière, tomber de tout mon long et dégringoler le visage trainant sur le sentier rocailleux. La vision se termine par cette sensation de chute et de blessures sur tout le corps. Mais la descente n'allait pas s'arrêter là. Plus tard, on me montre que de là où je suis, une faille s'ouvre dans la terre, la chute ne fait que s'accentuer. Je tombe dans des espaces de mort, tapissés de squelettes et d'endroits putrides. Plus tard encore, la sensation de chute est toujours présente. Je traverse des arches de flammes froides, je tombe dans mes propres enfers. Des diables sont démasqués, mais cette vision est plutôt du fait du peu de lucidité qui me reste plutôt que des forces de Lumière qui me sont envoyées. Cela démasque également des nids de serpents qui se tapissent là. Et plus je tombe, plus la conscience s'èpaissit et plus le lien à la Lumière s'éloigne. La réalité que Dieu me montrait n'avait plus rien de merveilleuse. Cette expérience m'a fait entrer dans une autre étape de la transformation : l'oeuvre au noir. Car dans cette misère de fond et cette obscurité, communes à toute l'humanité, il y a la possibilité de transcendance. Encore faut-il le savoir et le vouloir.

Ce que j'étais en train de vivre remettait en cause mon fonctionnement mais surtout la vision et les croyances d'alors sur la démarche de transformation intérieure. J'appris donc que contrairement aux idées reçues dans toute démarche spirituelle, rien n'est acquis. Je pouvais néanmoins m'appuyer sur un mécanisme que j'appelle la méditation d'arrière plan qui est l'intégration du processus d'intégration lui-même. Je m'explique. J'ai déjà parlé du processus d'intégration dans les articles en relation avec la kundalini. Mais ce processus peut lui-même être intégré, une fois qu'on l'a parfaitement assimilé, pour qu'il puisse fonctionner en arrière-plan et de façon automatique. C'est en quelque sorte une d'auto programmation supra consciente qui fonctionne comme un transformateur. En avant-plan, les phénomènes intérieurs telles une émotion, un désir, une pensée, un rêve ou tout autre évènement dans la conscience est passé au crible de la méditation d'arrière plan qui est d'abord vigilance, qui se trouve donc alertée du phénomène. Puis la supra conscience plonge au coeur du phénomène jusqu'au centre. Il s'agit alors de poser l'acte ou de lâcher prise le cas échéant, c'est à ce moment que le moi passe de cristallisation à énergie et supraconscience. Ce processus peut se passer dans l'instant dès l'émergence d'un phénomène, soit dans un temps plus ou moins long selon la complexité de ce qu'il y a à dénouer ou de l'attachement que l'on y porte. Le coeur du phénomène est le plus souvent constitué d'une émotion cristallisée et d'une ou plusieurs entités qui la manipulent. Plonger au coeur d'une problématique interne est à la fois libérer l'émotion et les entités qui ne trouvent plus de carburant pour agir. Dans le cas où le phénomène est une perception de quelque chose d'externe, ce processus fonctionne selon la profondeur de notre sensibilité et de notre conscience. Ainsi, si l'on arrive à percevoir la présence d'une énergie agissant sur nous, la méditation d'arrière plan peut nous permettre d'entrer en contact avec ce qui l'émet, et dans ce cas on peut être face à toutes sortes de sources. Ce mode de fonctionnement est ce qui a permis de conquérir le vital et de retrouver le calme et une réelle stabilité. Ce que je peux dire est qu'aujourd'hui, beaucoup de choses ont été intégrées sur ce plan-là, je le vois à la manière dont je fonctionne par rapport aux événements, de quelque nature que ce soit. Les intégrations successives du vital ont été très nombreuses au début puis le travail faisant, elles ont fini par s'espacer jusqu'à devenir épisodiques. De même à propos des désirs, donc le vital bas, cette fois-ci en y ajoutant des énergies bouddhiques qui sont arrivées dans ma vie en 2011. Nous y reviendrons.

Lorsque des émotions se libéraient par ce mode de fonctionnement, cela permettait également de mettre à jour des nids de pollutions, mais ça ne les éliminait pas pour autant. C'est par ce travail que j'ai pu me rendre compte que les différentes forces se coalitionnent pour occuper le terrain et se reproduire. Pour lutter contre les énergies shivaïtes, il me fallait apprendre à les connaître car de ce côté-là, j'étais complètement dépourvu. Je vais en dire quelques mots.

En tout premier lieu, ces forces fonctionnent comme une kundalini et agissent de multiples façons. Elles se logent dans la colonne vertébrale et se diffusent dans la conscience en utilisant le chaos intérieur pour se reproduire. Comme je l'ai déjà évoqué, elles ont aussi la faculté de se déplacer dans l'environnement ambiant et de s'implanter dans certains endroits sous la forme de colonnes froides. Lorsqu'elles pénètrent l'esprit, elles le possèdent, le dominent et le manipulent. Ainsi, dans le subtil et chez les personnes polluées, dont l'esprit a été plus ou moins possédé, on peut voir un serpent sortir de la colonne vertébrale par le sommet de la tête et se tenir droit. Lorsque l'on y est sensible, cela crée des raideurs dans le cou, des maux de tête et un froid dans le dos qui se diffuse dans le corps. Je ne dis pas par là que si l'on a ces symptômes, on est pollué par ce genre d'énergie. Pour ressentir ces forces de cette façon, je rappelle qu'il faut une âme suffisamment développée, une certaine profondeur de conscience et une bonne sensibilité. A l'inverse, on peut se trouver possédé(e) sans s'en apercevoir. Car les personnes qui travaillent consciemment avec ces forces le font très souvent de bonne foi en croyant travailler de bonnes énergies, et donc, elles n'y opposent pas de résistance. Pour le lecteur qui suit ce blog depuis le début, j'ai déjà évoqué ces forces et leurs effets dès que j'ai rencontré le maître tantrique. Mais ma sensibilité d'alors, et la protection dont j'ai bénéficiée quelques temps ont minimisé leur impact. En finalité, et grâce aux compléments d'informations récoltés auprès de Paul, j'apprenais que ces forces sont capables de détruire tout ce qu'il y a d'humain dans l'homme pour le posséder complètement. Ca fait froid dans le dos, c'est le cas de le dire ! Mais on n'en arrive pas là comme cela. A ma connaissance, il existe au moins deux cas de protection : soit la personne est d'une grande pureté et non encore chaotique, par exemple les enfants, soit au contraire elle est tellement fermée et sombre qu'elles ne pénètrent pas (de telles personnes auront d'autres choses en elles, c'est certain...). Donc à moins de s'y ouvrir consciemment, ces deux types de personnes, extrêmes s'il en est, craignent peu de choses de ces forces au premier abord. Quoique "craindre" ne soit pas le terme approprié car en avoir peur ne sert à rien. Pour les autres, mieux vaut ne pas s'en approcher, car personne n'est à l'abri. Néanmoins, des solutions de nettoyage existent, nous le verrons plus tard. Quoi qu'il en soit, pour éliminer ces forces, il me fallait déjà résoudre le chaos intérieur, mais aussi permettre à l'âme de retrouver sa souveraineté et son pouvoir.

Alors comme je ne pouvais plus aller aux stages de Paul car le pouvoir de nuisance était trop important sur son public, et que le lien à la Lumière était très endommagé, je décidais de chercher d'autres énergies pour retrouver une ouverture, nourrir et renforcer mon âme. Quoi qu'il en fut, il fallait avancer.

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