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Publié le 19 Juin 2020

Dépendance affective

Jamais avant quelques semaines je n'avais osé m'avouer cette dépendance affective tellement tenace que j'ai mis presque 50 ans à l'accepter et à la mettre à jour. J'ai joué à cache cache avec pendant tant d'années, repoussant sans cesse le jour où je devais la regarder en face. Ce n'est pas faute de me pourrir la vie et les relations régulièrement mais j'ai fait comme beaucoup de monde, j'ai repoussé et repoussé de nombreuses fois le moment de son exorcisme et je me suis voilé la face. J'aurais du traiter ça très rapidement, j'aurais eu une autre vie. Certes j'ai pu en parler lors de séances de thérapie à plusieurs reprises, ça a calmé les choses le temps nécessaire et cela a mis un pansement. Depuis quelques semaines, la situation a évolué. C'est comme si le corps lui-même cherchait enfin à s'en débarrasser. 

Mais voilà, c'est compliqué ce genre de maux, surtout dans une situation à multiples niveaux. Car ce n'était pas seulement un travail thérapeutique à mettre en place, il fallait être sûr que les racines aient bien toutes été extraites car à cela est venu se greffer un autre problème, celui des attaques des forces shivaïtes. Par pudeur, je ne vais pas détailler les causes profondes de ce traumatisme qui se situent dans mon enfance. De toute façon, c'est un syndrome somme toute assez répandu, à plus ou moins de degré selon l'individu et la profondeur du traumatisme. L'amour, la tendresse, l'affection et l'attention sont dus à l'enfant pour sa construction et son développement harmonieux. S'il n'a pas cela, ou trop peu, ou surtout mal donnés, il est clair que le développement de l'enfant et donc a fortiori celui de l'adulte, ne peut pas se faire de manière harmonieuse et apaisée. Beaucoup font avec. Dans le meilleur des cas, des compromis peuvent être trouvés pour néanmoins avancer dans les meilleurs conditions. Une thérapie peut apporter certaines libérations. Tout dépend de la profondeur du problème encore une fois, de notre prise de conscience le concernant, de l'écoute que l'on a du corps, de notre capacité à nous remettre en question, des situations que l'on rencontre, etc La liste n'est pas exhaustive.

Je peux dire néanmoins que pour soulager ma mère du poids de ses choix douloureux et de ses responsabilités dont je voyais et ressentais les impacts en elle (de par l'hyper sensibilité qui est née très tôt chez moi), l'enfant que j'étais a sacrifié ses besoins fondamentaux pour ne pas lui ajouter des problèmes supplémentaires, besoins qu'elle ne pouvait pas combler de toute manière. Par amour, l'enfant s'est sacrifié et d'une certaine manière, il est devenu thérapeute de sa mère pendant de nombreuses années. Evidemment cela m'a poursuivi toute ma vie, surtout dans ma relation à l'autre sexe, mais il y a une complexité supplémentaire : à ce même âge a démarré ma vie spirituelle (quand tout a commencé et suivants). Et il y a eu comme un amalgame, une incompréhension de base dans laquelle il y a eu confusion entre l'amour divin et l'amour maternel, un peu comme si le premier était vu comme une compensation du second. Or, lorsque l'on n'a pas les bases affectives suffisantes pour accueillir l'amour divin, il ne peut pas servir de compensation, ou en tous cas, pas sans avoir ouvert toutes les portes. La personnalité s'est formée sur cette incompréhension, mais aussi une partie de ma vie spirituelle. Lorsque les attaques des forces perverses ont été si puissantes que je me suis retrouvé débordé (et un jour tout bascula), je n'ai pas compris tout de suite que les pollutions énergétiques avaient plongé au cœur des structures profondes pour établir leur siège, les  structures de souffrance et ces structures-là surtout. Parce que évidemment, les forces du chaos ne sont pas là pour nous faciliter la tâche. Il m'a fallu du temps, beaucoup de temps pour y voir clair, car j'avais perdu ma lucidité et tous les traits de caractère les plus sombres de ma personnalité, amplifiés et obscurcis par ces forces, avaient créé comme un bouchon sur mon cœur. Il a fallu tout défaire, progressivement, avec humilité, souvent difficilement, pour comprendre et arriver à ce que je vis aujourd'hui. Donc le moment est venu, enfin je crois, sauf s'il y a encore plus profond (sic !). Pourtant, je pensais en avoir extrait sa moelle, ce n'était que des oripeaux (voir cet article ou celui-là par exemple).

Depuis quelques jours, les tensions dans le ventre sont fortes et m'empêchent de dormir, plus que d'habitude. J'envoie intentionnellement en méditation la Lumière dans cet espace à chaque fois que je peux. Les rêves en deviennent puissants, le psychisme turbine. Et je comprends de nombreuses choses, principalement en rapport avec mes relations amoureuses, en rapport avec ma mère, par rapport à certains messages et visions données par la Lumière il y a quelques années, messages que je n'ai jamais vraiment compris, jusqu'à aujourd'hui, et également dans la manière d'aborder une partie de ma vie professionnelle, une forme d'immaturité qui me tire vers le bas ou m'empêche d'avancer dans la direction que je souhaiterais. D'ailleurs, à une époque, la Lumière ne m'avait-elle pas montré de lourdes chaînes qui me retenaient prisonnier et une simple paire de ciseaux comme seul instrument à ma disposition pour m'en sortir ? Cela fait partie des visions qui ont jalonné ma vie pour m'expliquer par l'image à quel point l'emprisonnement est lourd. Il y en a eu d'autres. 

Et là en quelques jours, trois rêves lucides se sont manifestés. Il faut dire qu'il y a eu un déclencheur sur lequel je reviendrai peut-être plus tard. Donc le premier rêve : je joue à une sorte de cache cache avec mon fils.  Il a autour de 3 ans et il ne veut pas se laisser attraper, même si je le vois passer plusieurs fois devant moi. Le rêve s'arrête là, avec un sentiment de tristesse. J'aurais aimé le tenir dans mes bras. Signification claire compte tenu de ce que j'ai expliqué plus haut. Je rêve peu de mes enfants, mais il est clair que rêver de mon fils est une projection de moi enfant. D'autre part, le cache-cache est symptomatique d'un élément qui n'est pas stable, il apparaît et disparaît régulièrement dans ma vie, il est très difficile de lui mettre la main dessus. D'ailleurs le fait que quelque chose joue à cache cache en moi a été perçu deux fois par des thérapeutes différents au cours de ma vie.

Deuxième rêve, le plus bousculant. J'arrive dans un espace où je vois ma mère caresser une bête sauvage, qui se trouve dans une espèce de cercle, comme une petite piste de cirque. Je fais le tour de la piste et je me retrouve face à un lion, très gros, très imposant. Je le regarde et tend mon bras pour le caresser moi aussi mais au moment où je tends le bras, en un éclair, il ouvre sa gueule et me l'attrape en le gardant dans sa gueule. Je me réveille en sursaut.
L'émotion que je ressens est une peur. Le lion, c'est une personnification du problème qui m'occupe. Il me fait peur. Il prend la place centrale (pour le moment), il est dans le cercle intime, impossible à déloger. Les tensions dans le ventre sont de plus en plus fortes.

Troisième rêve. Je suis au volant de ma voiture et je descends dans un parking souterrain par une rampe en hélice à une vitesse assez soutenue. Lorsque soudain, un enfant tombe devant mon capot. A ce moment-là, le point de vue change. Je deviens spectateur de la scène. Je vois l'enfant qui tombe devant une voiture qui ressemble à la mienne et celle-ci qui fait une manœuvre brusque pour l'éviter. Le rêve s'arrête là. Toujours cette descente symbolisée par une rampe descendante, en hélice, ce qui représente le fait de tourner autour d'un espace central vide. Vite, car je me sens pressé d'en finir avec ce sujet, cela fait trop longtemps que ça dure. La voiture, c'est le corps, il y a comme un message du corps pour se libérer des tensions, pour pouvoir respirer, être disponible.  Pour le moment, je suis au volant, mais je ne maîtrise rien en fait. Certaines tensions se libèrent le matin même, me laissant un peu de répit.

Quelques jours plus tard. Rêve dans lequel je suis cette fois dans un ascenseur. Cette fois ce n'est pas un rêve lucide, c'est plus profond, plus sombre, moins contrôlable. La cabine est étroite et se trouve dans un mouvement descendant. Je ressens ce mouvement, une peur me serre les tripes. J'essaie de freiner la descente par un effort mental et la cabine s'arrête à un demi étage que j'essaie d'agripper, en vain. Enfermé dans la cabine, le mouvement descendant reprend mais cette fois à une allure très rapide. Je me perçois comme recroquevillé sur moi-même dans cet espace qui devient de plus en plus étroit et en descente vertigineuse. Je me contracte de plus en plus, je serre les dents, la cabine va si vite que je ressens les vibrations dans tout mon corps. C'est à la fois dans le rêve et dans mon corps physique pendant que je rêve. Puis quelque chose semble lâcher, il n'y a semble-t-il plus de vitesse et je ne me sens plus serré dans la cabine. C'est comme si j'avais été lâché dans un espace sans gravité, il y a de nombreuses sphères autour de moi, je ne sais pas ce que c'est mais le fait de ne plus avoir de prise sur quoi que ce soit me rend la peur tellement forte que je me réveille.

Autant dire que je ne me sens pas très bien. Il y a quelque chose de tentaculaire dans ce blocage et je ressens bien que c'est ce qui a construit une bonne part de ma personnalité, tellement ça touche à des structures profondes. Néanmoins, si ça ressort aussi fortement, c'est que c'est pour une libération à venir. Et je pense que même si ça bouscule assez fortement, ça reste tout de même gérable pour le psychisme, un peu moins pour le corps qui a de gros soucis pour gérer les tensions. Je le ressens comme une préparation mais bon, ça ne sert à rien de spéculer.

oooooooOOOOOooooooo

 

Pour conclure cet article et en attendant la suite des événements, je vais décrire ce que cet arbre, rencontré ce week-end, m'a transmis. Car c'était une belle rencontre et un bel échange. 

Contrairement aux arbres alentour, celui-ci a démarré sa vie en poussant incliné. Il aurait du tomber mais les circonstances ont fait qu'il a fait pousser des branches en spirale, puis il s'est équilibré en contrebalançant par d'autres branches jusqu'à des branches plus petites où les feuilles poussent. Il n'est pas bien haut mais il est large et trône au milieu de cette clairière où il reçoit le soleil, un peu comme si ses congénères lui avait permis de  prendre sa place. En le touchant, en me promenant autour, en lui ouvrant mon cœur, il m'a transmis une émotion puissante.

On peut mal démarrer dans la vie et ne pas pousser droit. Mais il peut en ressortir une grande beauté et une harmonie, et cela ne nous empêche pas de prendre notre place lorsqu'on a trouvé son équilibre. Sa force n'est pas dans sa hauteur, comme les autres arbres autour de lui. Sa force est dans son enracinement, et dans sa capacité à avoir su jouer avec les éléments pour malgré tout développer une harmonie et une originalité que les autres n'ont pas forcément.  Belle leçon de la nature...

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Rédigé par Serge Z.

Publié dans #experience energetique spirituelle, #connaissance de soi

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