L'âge adulte

Publié le 16 Octobre 2012

Nous sommes profondément libres. Le choix que j'ai fait à cette époque-là était basé sur la difficulté à assumer mes expériences intérieures et à vivre avec dans un monde dans lequel je me sentais étranger. J'avais envie d'avoir une vie pour ainsi dire commune, comme tout le monde. Mon choix a été respecté et les expériences se sont donc arrêtées.

En plus du sport, et du fait que je partais sur Valenciennes continuer des études, j'ai appris à m'amuser. Je me liais plus facilement d'amitié avec des gens de mon âge qui m'entraînaient dans les sorties universitaires, les fameux "zinzins". La distance avec ma famille et l'autonomie que j'acquerrais me permettait d'avoir un peu plus confiance en moi. Ma vie était partagée entre le sport, les sorties avec les copains, et accessoirement, les études. J'ai donc passé à la fac plus d'années que j'aurais du, d'autant que j'avais des difficultés à apprendre et à utiliser mon mental. Je n'étais pas non plus très disponible, intérieurement parlant, je décrirai cela plus tard. De Valenciennes, mon DEUG en poche, je suis parti sur Lille continuer dans la seule voie qui m'intéressait, l'informatique. En fait, c'était plutôt un choix par la négative parce que pas grand-chose ne m'intéressait.

Le service militaire est venu interrompre 10 mois mon existence basée sur l'amusement, le sport et les études. Mais cette année passée sous les drapeaux m'a fait franchir un cap dans une maturité que grandissait tout doucement. J'ai pris conscience qu'il fallait que j'accélère un peu le mouvement parce que je n'avais pas d'argent pour continuer ma vie insouciante et mes études qui commençaient à s'éterniser. Il me fallait trouver un job pour pouvoir terminer mes études, mes parents ne pouvant plus assumer, pour entrer dans la vie active avec un bac+4, limite que je m'étais fixée pour entrer dans le monde professionnel.

J'ai donc décidé d'arrêter de m'amuser de façon inconsidérée et j'étais bien décidé à suivre le droit chemin pour réussir mon entrée dans la vie active. J'ai rapidement rencontré celle qui allait devenir ma femme, à une soirée étudiante à laquelle je m'étais promis de ne pas aller... Je trouvais également un job de vendeur assez bien payé dans une entreprise de vente pour les fonctionnaires et je terminais ainsi ma dernière année d'étude avec ma maîtrise à la clé. J'avais 25 ans.

Je décrochais mon premier job dans la foulée que je quittais 18 mois plus tard, démoralisé par l'échec de cette première expérience. Heureusement, je rentrais dans l'entreprise qui allait me redonner le goût du travail et un sens à mes choix. Pendant ce temps-là, je continuais ma carrière de handballeur, le handball étant une passion dont je n'arrivais pas à me passer, trop fortes étaient les émotions et les sensations.

Seulement, ma carrière de sportif allait se terminer quelques années plus tard par une triple fracture des métacarpes de la main droite. Je tombais dans une dépression que je n'arrivais pas à dissimuler ni à ma femme, ni à mon boulot. A cette époque-là, j'ai un peu goûté à la boisson, mais ça n'a pas duré longtemps. J'ai aussi fait beaucoup de conneries... J'ai essayé de reprendre le hand quelques mois plus tard mais après quelques matchs et des douleurs constantes, je me suis de nouveau fracturé la main droite. Ma carrière de sportif était définitivement terminée, j'avais 28 ans.

A 30 ans arriva dans ma vie mon fils. Ma fille arrivera 2 ans plus tard.

Publié dans #preliminaire

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