la nature humaine : la sexualité

Publié le 11 Juillet 2017

la nature humaine : la sexualité

Dans cet article je vais aborder le domaine de la sexualité dans l'optique du travail intérieur et ce sous deux angles différents mais complémentaires : comment celui-ci fait évoluer notre manière de vivre la sexualité, et comment la sexualité nous amène à approfondir notre travail intérieur. La transformation intégrale nécessite de travailler sur tous les aspects de l'humain. Rares sont ceux qui ont entrepris ce travail car il est ardu, tant par les difficultés intérieures auxquelles on se trouve confrontés que par l'environnement dans lequel on évolue. Je vais m'expliquer sur ce point. La Lumière divine doit se frayer un chemin dans les couches de plus en plus profondes de la conscience et du corps pour expulser les énergies basses qui ont trouvé refuge dans les méandres obscures de la conscience puis pour oeuvrer à l'incarnation du Divin, par l'enracinement des énergies les plus pures. A partir de là, les lois naturelles et ancestrales sont remplacées par les lois divines, et ainsi l'évolution divine fait son oeuvre à travers le corps. Car l'être humain n'est pas achevé. Sauf que dans cet espace intérieur habite ce que la Lumière appelle "la Bête", qui est un agglomérat d'instincts grégaires, d'instincts animal, de consciences peu évoluées, de mécanismes automatiques et inconscients, une foultitude d'entités et toutes sortes d'émotions cristallisées telles que des peurs, de l'agressivité, de la violence, des pulsions, etc. Tout cela représente une microcosme dans le microcosme, qui a sa correspondance dans le macrocosme.

Il faut bien comprendre que c'est cette bête qui nous gouverne, tout ou partie. Elle est l'héritage de l'animal, de la bestialité qui sommeille en l'humain. Elle est un produit de l'évolution qui n'a pas évolué, qui n'a pas voulu laisser la place et qui a entraîné l'humain dans la chute. Tant qu'elle trouve sa nourriture à travers notre existence, ou si on la sollicite peu, elle permet une vie à peu près tranquille. Mais elle gronde en permanence, de manière sourde. Et c'est là où l'environnement joue un rôle sournois. Dans notre société occidentale actuelle, tout est fait pour la solliciter : les loisirs, le divertissement, la sexualisation de toutes les activités, la pornographie de plus en plus répandue, la libéralisation des moeurs, l'avidité pour l'argent le pouvoir et le sexe qui marchent ensemble,... Ca ne veut pas dire pour autant qu'il faille rejeter sans discernement ce que nous offre cette société. Mais rien n'est fait pour promouvoir une spiritualité et l'émergence d'une vie autre. Les valeurs même d'une vie spirituelle sont dénigrées et il est difficile de faire comprendre à tout un chacun que nous évoluons dans un ersatz de vie fermée sur elle-même, sans autre but que la mort au bout du chemin sur lequel il faut vite se dépêcher de s'amuser avant que celle-ci nous rattrape. Et ainsi, la bête nous dévore de l'intérieur, absorbant le peu d'ouverture dont nous pouvons faire preuve.

La Vie a fait de nous des êtres sexués. Et vivre cette sexualité dans l'amour, le partage, l'ouverture à l'autre, dans le don de soi, avec cette possibilité de pouvoir donner la vie est une expérience tout à fait extraordinaire, d'autant plus lorsque, doté d'une sensibilité affinée, on peut percevoir la circulation des énergies entre les deux partenaires ou comment celles-ci peuvent envahir le corps et ainsi le remplir d'une joie sans égale.. Le problème si je puis dire, c'est que l'insensibilité, l'ignorance, l'inconscience et l'obscurité dans lesquelles l'humanité a chuté font que nous ne maîtrisons rien, ou si peu, et que nous subissons bien davantage que nous ne maîtrisons. Le mental a pris possession de notre corps, faisant de la pensée la "régisseuse criarde" pour le gouverner et la plupart des religions le conçoivent comme un enfer, ou au mieux un objet matériel dont il faut prendre un minimum soin car, quand même, c'est lui qui porte la Vie. Certaines philosophies font même de la femme un "sac à viande", expression entendue de la bouche même d'un moine. La sexualité apparaît pour beaucoup d'entre elles comme ne relevant que de la procréation. Le plaisir étant exclus, ou relégué à l'arrière plan dans une vie de couple établie,  il n'est pas intégré au développement intégral, et donc cela fait de beaucoup d'entre nous des êtres encore plus divisés et fragmentés, plongés dans des conflits intérieurs souvent introvertis lorsque nous tentons de trouver une vie spirituelle à travers la pratique d'une religion. A l'inverse, lorsqu'on s'ouvre a minima sur ce plan et qu'on laisse les énergies se libérer, c'est souvent elles qui prennent le dessus car ne circulant pas ou peu, la moindre possibilité de s'extérioriser est comme une libération. Jusqu'à la prochaine fois, les tensions ont pu trouver une occasion de se relâcher et le mental, une possibilité de se taire. Ou pas, selon notre état de santé physique et psychique, selon l'équilibre de notre existence du moment, selon notre capacité à nous lâcher, etc... D'autre part, selon l'éducation que l'on a reçue, les valeurs de la société dans laquelle nous évoluons et le contexte dans lequel nous évoluons, il peut être difficile de savoir comment positionner une sexualité saine et équilibrée dans un monde qui, il faut bien le reconnaître, devient schizophrène et marche de plus en plus sur la tête. Dans un sens, il ne faut pas s'en étonner puisqu'il est gouverné par des puissances qui ont inversé les valeurs et qui s'acharnent à faire régresser l'être humain.

Et donc nombre d'aspirants à une vie spirituelle travaillent surtout à une libération vers le haut, en laissant en bas la nature humaine avec sa complexité, préférant une libération individuelle et une fuite vers le haut plutôt qu'un travail vers le bas compliqué et laborieux, dans un but aussi incertain qu'inconnu. Sauf que lorsque la Lumière divine, qui s'appuie sur l'ouverture du Coeur, fait son oeuvre à l'intérieur de soi, elle nous confronte à la bête et à notre nature vitale profonde. Dans un premier temps, et une fois qu'Elle est installée en nous, elle va d'abord éclairer chaque aspect de la conscience à libérer ou à transformer, puis selon le cas, elle va soit expulser, soit reconfigurer les forces intérieures cristallisées dans une configuration ouverte permettant aux énergies plus pures de creuser plus profondément. Je parle là du processus dont je témoigne, processus christique qui part du Coeur et qui fait le travail de l'extérieur vers l'intérieur. Alors il se passe plusieurs choses intéressantes. D'abord les tensions se libèrent. Ainsi la sexualité perd cette propension à devenir l'activité qui détend, qui nous relaxe. Elle n'est plus cet acte égoïste qui nous amène à utiliser le corps de l'autre comme exutoire à nos tensions. Elle perd également cette frénésie qui fait perdre la tête à tant de gens. L'activité sexuelle frénétique est le fait même de la bête qui a pris le dessus et qui possède le corps humain. L'être humain n'est alors plus humain. Il est un organisme qui s'agite, qui se contracte et se détend au gré des entités qui s'abreuvent des énergies en circulation. Ainsi, une fois les tensions dissoutes par le travail de la Lumière en soi, la douceur s'installe, une certaine écoute se met en place et l'agitation fait place au silence et à l'apaisement. Plus profondément, les consciences fusionnent, les ouvertures se font. Les consciences qui étaient cristallisées dans les parties génitales et a fortiori dans les couches plus extérieures, une fois dissoutes par la Lumière, montrent à quel point l'organe sexuel est à la fois un capteur et un donneur d'énergie. L'organe masculin perd alors cette configuration d'arme qui fait tant de dégâts. Il n'est plus rigide mais devient ferme quand c'est nécessaire. L'organe féminin devient quant à lui, lorsqu'il est libéré des traumatismes, une source d'énergies où l'homme vient partager. Il est le creuset de l'union et du partage. Les mouvements ne sont presque pas nécessaires, l'éjaculation non plus. Le plaisir se partage parce que les êtres sont en ouverture l'un à l'autre. Les coeurs sont fusionnés l'un à l'autre. Les sexes sont fusionnés l'un à l'autre. L'unité archétypale est retrouvée un temps et l'activité sexuelle n'est plus synonyme de perte d'énergie mais au contraire elle est un ressourcement qui accomplit l'amour et le bien-être entre deux êtres. Il n'y a plus de nécessité de "faire l'amour" mais d'"être amour", dans l'unité du corps, de l'âme et de l'esprit. Le silence devient plein et dans ce silence, Dieu peut oeuvrer. C'est un chemin que l'on fait à deux, et qui peut nous emmener loin. L'orgasme n'est même plus le but à atteindre comme étant le zénith d'une sexualité accomplie. C'est une possibilité qui arrive mais qui ne devient plus obligatoire, ou qui n'a pas besoin d'être recherché. Ou devrais-je dire c'est peut-être le contraire, le plaisir est orgasmique presque en permanence, car les énergies circulent dans le corps sans contrainte et font monter le corps en température, libérant ainsi davantage d'énergies pour les amants. L'acte devient douceur, beauté et conscience. Et lorsque l'un ou l'autre des amants a un moment d'absence ou de tension, alors l'autre s'en fait le miroir, l'accueille, et peut le transformer selon le niveau auquel il résonne. L'acte sexuel, comme tout autre partage, est alors connaissance de soi, par l'échange et par le corps. Plus la conscience  corporelle et la sensibilité s'accroissent, plus l'intimité et l'amour permettent de creuser, et d'aider à l'oeuvre de la Lumière. Cela peut alors être une continuation à deux du travail de la Lumière et un formidable chemin à partager.

Il n'est plus nécessaire de faire fonctionner l'imaginaire, donc le passé et la pensée, et la pornographie, si elle avait peut-être un intérêt avant, perd son pouvoir hypnotisant. Car la pornographie n'a pas d'âme ni de conscience, elle est laideur qui ne fait intervenir que des corps insensibles, qui nous fait prendre l'acte sexuel que comme une nourriture pour la bête. Pour en toucher deux mots, on comprend bien également que l'homosexualité ne peut pas permettre cet accomplissement d'énergies ni la fusion entre deux êtres de cette manière. J'ai pu constater que l'homosexualité était du à une mauvaise circulation d'énergie, souvent provoquée par un blocage au niveau du deuxième chakra, et qui amène à l'énergie vitale de ne circuler que dans un seul canal. L'énergie ne pouvant circuler librement, elle se referme sur elle-même. Et comme tout blocage, cela génère des pensées récurrentes, assumées ou non, conscientisées ou non. Pour les personnes intéressées, je conseille l'ouvrage de Gopi Krishna "kundalini et 3eme oeil", qui décrit ce qu'il a vécu, et qui indique qu'une fois la circulation des énergies correctement rétablie, (je cite) "il a été guéri de son homosexualité" (on n'apprend qu'à la fin du bouquin cet état de fait). Je n'irai pas plus loin sur ce sujet, ni même sur tous les blocages que l'on peut rencontrer en relation avec la sexualité et encore moins sur les perversions qui peuvent parfois naître de ces blocages. D'une manière un peu différente, ceux qui se sont essayé à l'abstinence se coupent généralement de cette partie d'eux-même. Alors dans de rares cas, ou peut-être après de longues souffrances, ils finissent par transcender, mais dans la majorité des cas, je n'ai vu que corps déformés et esprits secs. Certains ont réussi mais, à ma connaissance, ils ne sont plus sur la Terre, comme certains "saints" et yogi. Sinon, les blocages peuvent créer des souffrances intolérables. Au bout d'un moment, il est possible même de ne plus ressentir le besoin de sexualité et auquel cas, l'abstinence est vécue comme une forme de libération. Mais je ne peux parler de cela car me concernant, je n'ai jamais eu d'autre choix que d'aller de l'avant et vers l'ouverture.

Je vais évoquer rapidement une autre possibilité parce qu'elle existe bien que je ne la recommande pas. Il s'agit des pratiques tantriques qui amènent à ouvrir les centres du bas de façon à ce que l'énergie remonte par le canal central pour éveiller les centres du haut, jusqu'à la transcendance. Mais ce sont des pratiques dangereuses à plus d'un titre. D'abord on touche à des forces puissantes qui bousculent le corps et l'esprit. D'autre part, et pour beaucoup de ces pratiques, elles ont été perverties par le pouvoir du serpent qui a transformé les énergies naturelles et les a détournées à son profit. Ainsi, les aspirants croient oeuvrer à leur accomplissement, mais ils se retrouvent en fait à oeuvrer à l'incarnation de forces occultes. Pour aller plus loin, dans ces pratiques, on soulève des forces tapies dans l'obscurité. Et la kundalini attachée à ces pouvoirs ne les chassent pas et ne les transforment pas. Au mieux, elle les écarte pour pouvoir monter mais on ne parle alors pas de transformation intégrale. Pour ce faire, seules des forces divines absolues peuvent effectuer ce travail. Alors c'est vrai que la sexualité par ce biais peut être un temps épanouissante, mais il ne faut pas oublier qu'en exacerbant les désirs, on exacerbe également les frustrations, et cela peut vite devenir ingérable. Il faut comprendre également que les forces divines pures telles que la Lumière divine dont je témoigne ici développent des kundalinis, puisque la kundalini est plus un processus qu'une énergie, comme je l'ai décrit par ailleurs. Pour refermer cette parenthèse, le plus sécurisant est vraiment de s'en remettre à une force christique qui effectuera le travail à la mesure de ce que nous sommes capable de supporter et de transcender.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que lorsque la Lumière divine travaille, elle amène à l'ouverture, et à la nécessité de se donner intégralement au Divin.Sinon il y a blocage, voire malaise. Il est certain que si on ne veut pas lâcher cette partie-là de soi, et je le reconnais, c'est difficile puisque des milliers de générations n'ont fait que nourrir la bête, elle a donc un grand pouvoir en nous et seule une démarche spirituelle globale et un don de soi total au Divin nous donnent une chance de pouvoir la transformer, en quelque chose d'absolu, en quelque chose d'autre que nous ne connaissons pas aujourd'hui. Peut-être même que la procréation ne sera plus nécessaire, ou du moins plus par ce biais. Car aujourd'hui nous n'avons aucune maîtrise sur la matière et la nature, mais demain avec les forces divines en incarnation, rien ne dit que l'Humain (avec un grand H) ne pourra pas accomplir des choses incroyables dont nous n'avons absolument aucune idée aujourd'hui, simplement parce qu'il aura su transcender cette nature qui ne fait que nous tirer vers le bas.

Rédigé par Serge Z.

Publié dans #connaissance de soi

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