Programmé pour souffrir...

Publié le 19 Mars 2016

Image trouvée sur le site  http://www.deviantart.com/

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On ne peut jamais savoir de quoi est constituée notre conscience tant que ses éléments intrinsèques ne sont pas révélés. Dans cet article : voyage à travers le vital, j'ai décrit la mise à jour d'une armure, ce qui a permis de révéler une structure encore plus profonde relative à un enfant blessé. J'ai un peu trop vite conclu que cet aspect était dépassé et que l'horizon commençait à se dégager. Grave erreur ! Non seulement il n'était pas intégré mais il allait s'exprimer un peu plus tard à travers une rupture amoureuse douloureuse, avec force et fracas. Je ne vais pas décrire la situation, par pudeur. Par contre, je vais mettre le focus sur quelque chose de plus troublant qui s'est révélé il y a peu.

Selon la manière dont notre conscience est configurée, nous ne nous donnons pas le choix de situations et de comportements. Il nous apparaît comme normal de fonctionner de la manière dont nous fonctionnons, de faire certains choix que nous considérons comme logiques ou naturels, sans se poser plus de questions sur le pourquoi de notre fonctionnement. Nous sommes souvent dépassés par nos réactions, nos désirs ou nos émotions et de ce fait, notre vie se configure selon une certaine direction, parce que finalement, nous sommes cadrés et conditionnés par les murs de notre personnalité.

Je vais donner un exemple simple me concernant. Je me suis souvent retrouvé face à des situations difficiles émotionnellement et affectivement et cela me semblait aller de soi. Quand on n'a rien connu d'autre(*), et même avec une conscience de plus en plus sensible, cette programmation n'avait jamais été remise en cause et je mettais ça sur le compte d'une trop grande exigence, d'une sensibilité trop fine, et de je ne sais quoi d'autre relevant d'un destin orienté pour affronter et dépasser nombre de situations douloureuses. Bizarrement, jusqu'à maintenant, je trouvais le bonheur ennuyeux et suspect car précurseur de problèmes sous-jacents...

Tout au long de ma vie, j'ai rencontré nombre de personnes qui me demandaient pourquoi l'orientation que je donnais à certains choix allaient dans le sens des difficultés. Souffrir pour avancer avait tout du martyr chrétien dont le credo est que puisse que nous sommes des pêcheurs incarnés dans la vallée des larmes, notre seul choix était donc de souffrir pour expier nos fautes. Pour certains c'est peut-être une croyance ancrée, mais je ne le vivais pas de cette façon. Pour être explicite, l'orientation de certains choix n'était pas due à une analyse fondée sur une croyance volontairement acquise, c'est que le choix de faire autrement n'apparaissait tout simplement pas. Pour comprendre où je veux en venir, je vous propose un exercice simple en apparence : essayez de déterminer un aspect de votre vie que vous ne remettez jamais en cause, ce qui vous semble tellement aller de soi que vous n'y faites jamais attention et qui configure votre comportement ou vos choix d'une manière qu'il ne vous viendrait jamais à l'idée de revoir. Cela peut être une tendance, un comportement, une croyance, un avis tranché sur quelque chose qui vous tient à coeur, une forme de langage, ou une situation que vous rencontrez de façon récurrente... Si vous ne trouvez pas, demandez à quelqu'un qui vous connaît très bien et qui, avec un regard aimant, peut vous permettre de mettre le doigt sur un aspect de vous dont vous n'avez pas conscience (sans jugement évidemment...).  Et si vous trouvez, posez-vous la question de savoir comment faire autrement, puis, en dernière instance, faites autrement. Pour les éléments qui sont à fleur de conscience, donc pas très profonds, cela reste encore faisable même si ça demande un certain effort de changer. Mais vous constaterez que vous revenez systématiquement dans le fonctionnement qui est le vôtre, celui que vous vous connaissez habituellement. Cela se passe de cette façon lorsque l'on veut séduire par exemple, on se débrouille pour faire plus ou moins différemment de d'habitude pour plaire et une fois la situation "acquise", on laisse tomber les masques et le naturel revient au galop. On constate aisément que la modification de comportement ou de langage ne peut être que temporaire car superficielle. Tôt ou tard, on revient à notre comportement "naturel". Si vous ne trouvez pas, c'est que vous êtes très peu conscient de ce qui vous fait agir, votre manière de fonctionner est quasi inconsciente. Je vous rassure (ou pas), c'est le cas de la plupart des gens encore.

Donc si vous avez compris cet exercice, vous avez compris que l'on ne peut remettre en question ce que l'on ne connaît pas de soi, et surtout, on remet rarement en question ce à quoi l'on est identifié ou ce que l'on considère comme nous caractérisant. Une certaine manière de fonctionner nous amène à nous considérer comme "existant". Par exemple, on peut être configuré de la façon suivante : "j'existe parce que j'ai des problèmes, et si je n'ai pas de problèmes, je n'existe pas. Donc il faut que j'ai des problèmes pour exister". Tous ces processus de fonctionnement ne sont pas que dans le mental, comme je le lis par ci par là. Nous avons dans notre conscience profondément enfouies des structures qui conditionnent notre fonctionnement et à moins qu'un événement particulièrement bousculant ne viennent les mettre en question, il nous faut une force extérieure de nature divine et de vibration très élevée ainsi qu'une bonne dose de vigilance pour avoir la possibilité de mettre à jour nos comportements, et ainsi entrer dans un processus de transformation.

C'est ainsi que dans le cours de ce travail, quelque chose s'est mis à jour de façon assez particulière. En effet et depuis quelques années, je vis la majorité des intégrations la nuit, dans des phases de conscience spéciales. Le fait d'être relâché permet à l'esprit, porté par la Lumière divine, de rentrer dans des strates de conscience plus profondes, ou alors certains éléments qui étaient prêts à s'évacuer trouvent le bon moment pour le faire. De cette manière il y a quelques nuits, un souffle est comme monté en moi du ventre vers la tête et au-delà, évacuant par là même d'autres scories. Ce souffle me faisait penser à un gaz s'échappant d'une bonbonne dont le couvercle aurait sauté. En passant par le mental, je comprenais qu'il était comme une force en arrière plan dont le seul but était d'orienter mes choix (ou certains de ceux-ci, ceux principalement en relation avec la sphère affective) vers la souffrance. Rien à voir avec une croyance, c'était véritablement une poussée de l'intérieur, quelque chose de puissant dont le seul objectif était de conditionner et d'orienter tous les choix vers la souffrance, comme si apprendre par la souffrance était la seule voie possible, comme s'il n'y avait que par la souffrance que la transformation intérieure pouvait se faire. Et je comprenais enfin, car je le voyais clairement, pourquoi mes relations amoureuses tendaient à ne pas fonctionner. J'en étais atterré car je me sentais comme programmé pour souffrir. Il est difficile de déterminer l'origine de cette force. Quand s'est-elle installée ? A partir de quoi ? Est-ce un héritage remontant au-delà de ma propre incarnation ou simplement à un stade de l'enfance que je ne me rappelle pas ? Je n'en ai aucune idée. J'ai l'impression de toujours avoir eu ça en moi, d'en être comme le dépositaire. Ce qui est curieux, c'est que ne me connaissant que comme cela, je me trouve face à un nouvel inconnu, bien que je ne suis pas encore capable de dire si toutes les mémoires associées ont été déracinées. J'avais bien été sensibilisé au fait que quelque chose n'était pas, disons, dans l'ordre des choses, vis-à-vis de ce mode de fonctionnement. Je ne voyais tout simplement pas où ça clochait. Depuis, je vois clairement qu'avec les suggestions envoyées par cette force, il ne pouvait en être autrement. Maintenant, je ne dis pas qu'il n'y a pas d'autres choses du même ordre en jeu encore plus profondément et que le problème est définitivement réglé. L'avenir le dira. Comme tout le monde, j'aspire au bonheur et à un chemin tapissé de pétales de roses. Comme je le constatais, ce n'était pas possible tant que ces éléments étaient en moi.

Cette expérience démontre une fois de plus que tout comportement peut s'expliquer par la présence en soi de choses dont on n'a aucune idée, tant qu'on ne les voit pas. Notre conscience est un ensemble complexe de structures, de forces qui tournent en rond, d'entités de toutes sortes, de mémoires, d'énergies diverses qui conditionnent notre comportement et nos choix. Chacun d'entre nous est un univers complexe qui doit être pénétré par le Souffle divin pour avoir l'espoir de voir un jour un monde nouveau peuplé d'êtres guéris et aimants qui ne génèreront plus que de l'amour et tous les dons que Dieu a prévu pour nous. J'espère de mon côté qu'enfin je peux aspirer à un bonheur simple...

(*) Je généralise un peu vite pour éviter de rentrer dans trop de détails psychologiques qu'il ne me semble pas pertinent de décrire ici. Toutefois, nous faisons tous l'expérience de configurer nos relations pour nous retrouver dans des situations qui, à terme, finissent par correspondre à un état de conscience de quelque nature que ce soit, qui nous est familier et dans lequel nous nous sentons exister .

Rédigé par Serge Z.

Publié dans #experience energetique spirituelle

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